lundi 27 août 2012

Life in a day

Hier matin, alors que j'étais un peu hangover et que je n'avais pas d'enfant à la maison, j'en ai profité pour faire quelque chose que je ne fais jamais: écouter un film en plein jour. En «magasinant» sur Netflix, je suis tombée sur le film Life in a Day. Je me suis alors rappelé le magnifique texte que Geneviève a écrit sur ce film et qui m'avait donné envie de le voir. L'expérience s'est avérée tout à fait merveilleuse!! Ce film nous offre 1h30 de voyage autour du monde rempli de saveurs, d'émotions, de beauté. WOW, c'est tout simplement magnifique!!! À voir absolument.

mercredi 1 août 2012

Prison Break


Bon. Je vous avais déjà parlé de mon virage «séries», eh bien ça continue. Après The Walking Dead et Breaking Bad (que je continue toujours à suivre avec entrain), me voici maintenant rendu à Prison Break.

Mon ami avait insisté sur le fait qu'au début, du genre les 6-7 premiers épisodes, ça décolle lentement et ça peut nous décourager de se lancer, car il y a quand même 22 épisodes par saison. Alors je lui fais confiance et me lance. Il avait raison. Je suis maintenant rendu au milieu de la deuxième saison et j'ai de la difficulté à arrêter de l'écouter. C'est une autre série très bien bâtie et intelligemment ficelée.

Je dois encore faire l'éloge des scénaristes américains qui construisent ces séries. Je trouve que ce sont des créateurs exceptionnels. D'imaginer et écrire tout ça, ça frôle le génie. C'est maintenant clair: pour leurs films hollywoodiens, les Américains sont de la merde. Mais pour leurs séries, ils sont des maîtres (bien sur, je généralise).

Alors ne vous posez pas de questions, Prison Break est une série à ne pas manquer. Car une fois décollé, ça n'arrête plus. Je suis sérieux, on devient accro!

vendredi 13 juillet 2012

Polytechnique: ouvrir les yeux

C'est en décembre 1989, par un jour d'hiver enneigé aussi froid que les autres. Dans les corridors de l'École polytechnique de Montréal, de brillantes jeunes filles échangent leurs notes de cours et discutent d'avenir dans le brouhaha des photocopieuses. L'atmosphère est engagée, les examens approchent.

Au même moment, dans son appartement morne aux murs blancs, Marc Lépine range un fusil dans un sac de poubelle. Il vient d'écrire une lettre expliquant — si cela peut s'expliquer — le geste monstrueux qu'il s'apprête à commettre. Un massacre ouvertement misogyne, qui couronne des années de haine envers celles qui osent se prétendre les égales des hommes — les féministes, comme il les appelle.

Drame biographique réalisé par Denis Villeneuve (Incendies) et tourné en noir et blanc, Polytechnique est plus qu'un compte à rebours jusqu'à la tuerie qui a marqué le Québec il y a 22 ans. C'est un hommage au courage de ces 14 femmes anéanties, un regard quasi documentaire sur le mécanisme du massacre. Presque aucune musique sinon un piano chancelant et deux voix off qui racontent chacune leur point de vue.

Karine Vanasse, c'est simple, y est tout simplement vraie. En femme forte qui lutte jusqu'au bout, elle porte une bonne partie de Polytechnique et y joue son meilleur rôle à mon avis, de ceux qui suivent pendant longtemps une comédienne. Sébastien Huberdeau est émouvant dans le rôle de l'ami marqué, tandis que Maxim Gaudette, dans la difficile peau du tueur, est aussi dur et illuminé qu'a pu l'être jadis son homonyme de chair et d'os.

Même si certains moments sont durs, n'hésitez pas à vous lancer dans ce long-métrage réalisé avec doigté, presque délicat si ce n'était des horribles coups de feu qui font réaliser à quel point la vie ne tient qu'à un fil.


jeudi 5 juillet 2012

L'été de ces écoutes


1. American Reunion

Comme je l'avais déjà dit, je me tape toute la série des American Pie, peut importe comment ça tourne. Ce dernier est en fait le quatrième de la série principale, car après le American Wedding de 2003, les autres qui ont suivi sont considérés comme une série dérivée. Mais, particulièrement pour ce dernier de 2012, ils ont réuni toute la brochette d'acteurs du premier, ce qui est tout de même assez considérable. Il est supposé être le dernier American Pie.

Je dois dire, pour Cousine et moi, le premier de la série a été une sorte de classique, dont on se rappelle des bouts et dont on cite des passages. Alors de voir ainsi réunie toute la gang du premier, ce fut mémorable. Mais le film lui-même, est-il réussi? Pour ma part, oui. Je trouve, considérant que cette série en partant n'est pas un chef-d'oeuvre, que ce dernier est une réussite. En fait, je dois dire qu'après l'avoir vu, j'avais l'impression qu'il était aussi bon que le premier!

Dans le premier, ils sont au collège. Dans ce dernier, il se rencontrent 10 ans plus tard pour la réunion d'anciens élèves. Le film aurait pu tomber dans la nostalgie à outrance et nous ramener constamment des «passes» du premier, mais non. Le tout a su bien concocter la nostalgie avec l'aujourd'hui et franchement, je ne pense pas qu'ils auraient pu faire mieux.

J'ai passé une excellente soirée en écoutant ce film; alors Cousine, écoute-le et dis-moi ce que tu en penses!


2. Arena

Je pensais que ce n'était qu'un film de bataille, mais en l'écoutant, je m'aperçois qu'il y a plus à cette histoire.

Des combats extrêmes jusqu'à la mort d'un des deux participants se déroulent via un site internet où on doit payer pour s'inscrire. Certain spectateurs pensent que c'est arrangé alors que d'autres pensent que c'est du vrai. Mais qu'en est-il vraiment? C'est ce qu'on découvre en l'écoutant.

Moi j'ai bien embarqué dans ce film. Un bon suspense. Je vous le conseille, c'est bien fait.






3. Frailty

Voici un film auquel je ne m'attendais aucunement. On me l'a conseillé et je lui ai donné une écoute sans grandes attentes. Et bien, j'ai capoté quand j'ai vu ce que ce film est finalement. J'ai embarqué pas à peu près, le film est vraiment intéressant, bien construit et bien réalisé. Le genre de film qui te donne un effet rare qu'on recherche tous je crois dans un film: l'effet qu'on écoute un vrai de bon film.

Je ne veux pas vous en dire plus, mais sachez que je considère ce film comme un incontournable du cinéma, à voir pour tout cinéphile.






4. Hair

Étant réalisé pas Milos Forman, un de mes réalisateurs préférés, je me lance pour une deuxième tentative dans cette comédie musicale des années 70, qui prend place dans le monde des hippies. Tout est là pour que j'aime et je veux l'aimer, mais mon côté si difficile de ce genre de film prend le dessus et encore une fois, après pas plus de 20 minutes, j'arrête. Mon test est fait. Dommage , il «semble» si intéressant.









5. La clé des champs

Ça fait tellement longtemps que je veux voir ce troisième film des réalisateurs de Microcosmos et Genesis que je suis tout content. Alors je m'installe avec ma blonde et on se lance. Je sais que cette fois il y a des enfants dans le film alors je suis curieux: est-ce que ça va être un genre de conte à la Walt Disney ou bien un film axé plus sur les créatures de notre monde?

Eh bien le résultat est à l'image exacte de ce que je pouvais m'attendre d'eux, sans que je l'aie senti venir. Ça veux dire que j'ai été comblé! Wow, ce fut mémorable.

C'est l'histoire de ce petit garçon qui va à la mare tout seul car il ne se mêle pas beaucoup avec les autres enfants; mais c'est ainsi qu'il apprend à observer longuement la nature autour de lui et à y découvrir toutes sortes de détails qui échappent aux autres. Le film nous montre en détail tout ce qu'il peut voir, alors c'est un mélange de conte et de Microcosmos.

Le tout n'est heureusement pas fait à l'américaine (ce qui aurait été surprenant), on a la touche tant recherchée de ces réalisateurs. J'ai même l'impression que c'est biographique car ça doit ressembler à ce qu'a vécu un des réalisateurs dans sa jeunesse.

Alors une super fable d'été, je ne peux que dire un gros merci à Claude Nuridsany et Marie Pérennou de m'avoir encore émerveillé à souhait.


6. La Run

Tout un changement de sujet ici, car on embarque dans le monde de la drogue. Ce film québécois est une réussite sur bien des plans. On a tellement l'impression d'être dans ce monde dur et méfiant qu'il est difficile de ne pas se sentir mal en l'écoutant. La tension y est, les personnages sont intéressants, le scénario aussi. Le tout est réussi, point final.

Alors pour un bon film québécois, ne manquez pas ça.









7. Taken

Un film qui interpelle n'importe quel père: sa fille s'en va dans son premier voyage à l'étranger avec une copine et, comme il travaille dans la police d'enquête, il est bien au courant des réseaux de trafic qui enlèvent des jeunes fille en les amadouant — il est donc super stressé pour sa fille qui part.

S'ensuit un suspense assez intense que j'ai dévoré jusqu'à la fin. Rien de plus à dire vraiment; si la prémisse vous intéresse, vous avez un excellent film qui vous attend, avec Liam Neeson à la barre.





8. The Way

J'ai découvert ce film en regardant la carrière d'Emilio Esteves. Il a eu toute une idée je trouve: réaliser un film ayant pour acteur principal son propre père (Martin Sheen) qui se tape le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle afin de poursuivre celui que son fils (Emilio Estevez) avait entrepris avant lui, mais au cours duquel il est mort. Alors on a ce père qui entreprend cette longue marche à la mémoire de son fils et qui répand ses cendres tout au long du chemin.

Le film est étonnament bon, j'ai beaucoup apprécié. J'ai pu vivre en même temps qu'eux ce à quoi peut ressembler ce pèlerinage tant prisé dans le monde. Une belle bouffée d'air frais et de philosophie. Un film qui fait du bien à écouter et qui remplit bien mon manque de voyage.

jeudi 21 juin 2012

Les cousines tricotent: Mary and Max

Mary and Max de Adam Elliot (2009)

Cousine et Geneviève se sont réunies dernièrement pour un bon repas et un bon film. Notre choix s'est arrêté sur Mary and Max, dont l'affiche avait attiré l'attention de Cousine. Voici donc notre «tricotage» cinématographique:

Cousine: En effet, la vue de cette affiche plutôt originale m'a intriguée. J'ai regardé la bande-annonce et il ne m'en a pas fallu plus pour me donner envie de le regarder. Geste que je n'ai pas regretté!! En fait, j'ai tellement aimé ce film qu'il s'agit du meilleur que j'ai vu cette année. Il s'agit d'un long métrage doux-amer, mi-drame, mi-comédie, qui révèle d'une façon des plus créatives l'histoire vraie, mais pas banale, de deux écorchés qui vivent dans des régions opposées du globe. Malgré la distance et la différence d'âge, ils développeront une amitié qui s’échelonnera sur des décennies. Il s'agit d'un bijou de petit film qui vous fera passer un moment fort en émotions. Un moment de pure merveille. (Prévoyez une boîte de mouchoirs pour la finale.)

Geneviève: Entièrement animé de personnages en pâte à modeler plus que convaincants, Mary and Max aborde un sujet tabou et méconnu — le syndrome d'Asperger — par le biais de deux personnages qui entretiennent une correspondance, malgré les hauts et les bas de leurs vies, durant des dizaines d'années. Toujours drôle sans en faire trop, avec un regard original sur les choses et les gens, le film est surtout un hommage inégalé à l'amitié — la vraie, la pure. Narré par une voix off à la Amélie Poulain, raconté par les lettres des deux amis tellement émouvants, Mary and Max est un petit chef-d'oeuvre dans son genre. Quand la fin arrive, on se demande où est passé le temps. Et on pleure.

Life In A Day: la vie tout court

C'est un documentaire qui m'a fait pleurer, rire aux éclats, qui m'a questionnée et calmée. Qui m'a donné l'impression d'être humaine, d'être connectée à la terre et que la vie, oui, est un petit miracle.

Le 24 juillet 2010, des milliers de personnes ont filmé leur vie simple, de leurs ablutions matinales jusqu'au coucher du soleil, et ont publié leur parcelle de vie sur YouTube. De ces images multiples —80 000 soumissions, 4500 heures de tournage dans 192 pays! — est né Life In A Day, un documentaire d'une heure et demie réalisé par Kevin Macdonald à partir de ce «jour dans la vie». Le but: laisser aux générations futures la mémoire de ce qu'était une journée dans la vie humaine, en ce 24 juillet 2010.

Life In A Day est un bijou. On y rencontre des personnes anonymes tout à fait extraordinaires, des enfants qui sourient, des femmes qui prient, des hommes qui fument, dans tous les pays du monde et dans toutes les langues du monde. On y voit, dans de très belles images pour la plupart tournées à l'épaule avec une petite caméra de poche, ce qu'il y a de choquant, d'émouvant ou d'universel dans nos vies éparpillées.

Ceux qui se livrent à la caméra et dont le visage appartient désormais à l'histoire sont le reflet d'une vaste humanité qu'on n'avait jamais pu voir aussi largement dans notre petit coin du monde. L'Autre n'est plus un inconnu, il a désormais un visage et, comme nous, des bonheurs et des blessures. C'est fou, mais même si on y pense parfois, on en a rarement les images.

On peut visionner le film et de nombreuses autres vidéos ayant servi au montage sur le site officiel. Vous pouvez aussi le regarder ici même, via Youtube. Bon voyage.

dimanche 3 juin 2012

Poupoupidou sur les nuages

Suivant le conseil d'un collègue et pour combler mes heures en avion jusqu'à Istanbul, je me suis plongée dans le délicat Poupoupidou, long-métrage sorti l'an dernier et réalisé par le discret Gérald Hustache-Mathieu. Disons-le tout de suite, rarement ai-je été si promptement charmée par un film noir. L'ambiance mi-polar mi-cabaret, le casting solide et le thème intriguant «à la Marilyn», le tout mis en scène dans un bled perdu, sont fascinants.

En plein hiver français, dans le village de Mouthe qu'on dit le plus froid du pays, un suicide. Et pas n'importe lequel: celui de Candice Lecoeur, star locale ayant tous les traits de la légendaire Marilyn Monroe — dont elle se voulait d'ailleurs la réincarnation.  Retrouvée dans la neige derrière le village, elle attise la plume de l'écrivain Rousseau, auteur célèbre de romans noirs, alors en panne d'inspiration. Inutile de dire qu'il se rue à Mouthe pour enquêter sur l'affaire, pour côtoyer Candice par le biais de ses journaux intimes jusqu'à croire l'avoir connue.

Mélange d'art, d'enquête et de littérature, truffé de références à la célèbre actrice et de retours dans le temps, Poupoupidou empoigne. Candice se fait la narratrice du film, la voix qui nous guide de ses débuts jusqu'à sa mort étrange. L'icône de la belle blonde aux grands démons colle à la peau de Rousseau qui, comme dans tous les polars, découvre qu'un suicide cache toujours une mort plus compliquée. Une plongée en mode mystère à regarder les genoux serrés, dans le noir et le silence pour profiter de la superbe photographie. Et avec une grande couverture pour oublier le froid.

lundi 14 mai 2012

Débarrassages et écoutes

Je me suis débarrassé de quelques films qui m'attiraient sur le coup, mais pour lesquels j'ai finalement perdu tout intérêt — je les ai donc retirés de ma liste à voir sans même les critiquer ici. Par exemple, j'ai délaissé le dernier Twilight même si j'avais dit que je le regarderais dans un précédent post. Je suis rendu difficile avec le cinéma et mon intérêt a besoin d'être assez grand pour que j'y mette du temps.

Mais j'en ai aussi regardé quelques autres et les voici:


1. Feed

Ici, j'ai été servi. Enfin un film avec un sujet pas de bon sens qui sort enfin de l'ordinaire. Malgré que le tout reste une enquête policière, ce film est tordu à souhait; à SOUHAIT. Je n'ai pas envie de vous dévoiler de quoi ça parle car je crois que l'effet surprise est assez fort car je l'ai vécu. Sachez au moins que vous allez le savoir dans les 5 premières minutes et qu'ainsi vous allez savoir rapidement si ce film vous dégoûte trop pour poursuivre. Mais un vrai cinéphile ne veut pas passer à côté de ça. Pas moi en tout cas.

2. Rubber

Un film qui bien entendu avait comme but d'être original. Évidemment, aucun autre film parle de ça: un pneu vivant qui se promène par lui-même (attention ici: ce n'est pas genre drôle avec de l'animation et/ou des bras, jambes, yeux et bouche; c'est vraiment un pneu normal qui traine dehors qui se lève et se met à rouler tout seul). Son but et ses actions, vous le découvrirez lors de l'écoute, ça fait partie du film. Rien de plus à dire, à voir si l'idée vous intéresse. C'est pas si bon que ça, mais ça vaut une écoute.



3. Tenacious-D in The Pick of Destiny

Je me suis mis à apprécier Jack Black tranquillement pas vite et maintenant je le trouve le fun, sans capoter. Ce film est probablement un de ses meilleurs, c'est comme toute l'ambiance Jack Black réunie: rock et passion. C'est en fait aussi un film musical mais de rock; je ne crois pas que le terme "comédie musicale" soit tout à fait approprié, mais c'est drôle et il y a de la musique, donc... ça donne un bon film en fin de compte, une sorte de classique. À voir pour n'importe quel fan de Jack Black.


4. Riget 1 et 2 (The Kingdom)

Une série signée Lars Von Trier qui date des années 90. Mais c'est bon en maudit... du vrai Lars. J'ai vraiment trippé à écouter ça, donc une super découverte dans le passé d'un de mes réalisateur préféré. Ça se passe dans un hôpital où la technologie est à la fine pointe, mais aussi où la conscience du spirituel est de plus en plus perdue... C'est vraiment intéressant cette dualité entre l'arrogance du savoir matériel et la présence depuis toujours de l'aspect spirituel de la vie, qui est oublié et sous-estimé de plus en plus...

Le seul problème avec cette série, c'est qu'un troisième film était supposé voir le jour, mais plein de facteurs ont empêché la continuité et on se retrouve à la fin du deuxième avec plein d'enthousiasme pour continuer, mais non... Vraiment plate, alors je vous avertis, préparez-vous d'avance à vous faire arrêter votre trip en plein milieu!

Imaginez-vous donc que Stephen King a aquis les droits de la série pour la reprendre aux États-Unis! Curiosité oblige, je me lance, espérant peut-être voir la suite des événements. Quelle déception de m'apercevoir que c'est plate à écouter comparé à l'autre, mais que ce n'est pas la suite mais bien un remake qui n'a duré qu'une saison. Je n'ai pas eu le courage de l'écouter, même si, peut-être, on voit la suite vers la fin de la saison. Non, trop plate, je me suis rendu compte que Lars a sa touche à lui et que personne ne peut reproduire ça.

5. Aeon Flux et Logan's Run

J'aime bien les films dans un futur lointain où il y a eu un genre de cataclysme et l'humanité réduite en nombre doit survivre d'une nouvelle manière; ces deux films parlent exactement de ça. Plus particulièrement, il y a un seul gouvernement qui dirige tout et des citoyens se rendent compte que tout ne tourne pas aussi rond que ce qui leur est montré.







Aeon Flux est plus récent et est quand même bon dans le genre. J'ai bien apprécié. Je crois que parfois, même si un film est probablement moyen, notre passion pour le sujet et l'histoire racontée biaise notre critique et fait qu'on aime le film. J'ai l'impression de vivre ça ici pour les deux films. Certes, je ne veux pas nécessairement les réécouter, mais ça reste un bon divertissement sur le sujet. À vous de voir si le sujet vous intéresse autant que moi!









6. OH Canada: Our bought and sold out land

Un documentaire qui parle spécifiquement du Canada, plus particulièrement des gens au pouvoir et comment l'argent est géré. On comprend pourquoi on a une dette et pourquoi elle n'est même pas justifiée. Bref, c'est bien sûr que votre vision du pouvoir, de la politique et de l'argent vont encore en prendre un coup, mais malheureusement la réalité n'est que trop souvent pas à la hauteur de nos espérances... Mais le ton du film est intéressant, ça ne dégage pas de gros pessimisme. Ça sonne objectif et le plus surprenant c'est de voir des politiciens connus se ramasser à ne pas savoir comment répondre au gars qui lui fait l'entrevue et qui lui pose les bonnes questions... C'est choquant à voir, on voit bien qu'ils ont plein de «patentes» qu'ils ne veulent pas trop qu'on sache... En tout cas, tout Canadien devrait voir ce film, ça fait partie de son éducation.

Le film est offert tout à fait gratuitement à l'adresse suivante:
http://www.ohcanadamovie.com

7. SK: Children of the Corn

On a eu le temps ma blonde et moi de se taper des Stephen King. Je reste quand même un peu à boutte de ses films car à un moment donné ça a tout le temps le même ton, mais je reste assez curieux pour continuer.

Children of the Corn a une bonne idée, qui est bien exploitée dans le sens où c'est un Stephen King. Donc c'est à voir une fois pour ceux qui s'intéressent à SK, car ce film a quand même eu 7 suites et 1 remake alors c'est devenu une assez grosse franchise. Je n'ai pas l'intention de me les taper tous, je reste au premier! Mais me connaissant, il est probable qu'à un moment donné ma curiosité me lance dans cette aventure, mais pas pour le moment. Le casting est bien choisi, surtout pour Isaac et Malachai, ils ont de ces faces!


8. SK: Secret Window

Celui-ci était à plus gros budget car il y a quand même Johnny Depp dans le rôle principal. Comment dire... c'est correct, mais je n'ai pas trop trippé... Le "punch de la fin" m'a semblé trop typique, comme ça m'avait fait pour un autre SK. Et en général, c'était rien que juste. Mais bon, je suis qui pour juger. Ça reste très écoutable.

Voilà, j'ai fini pour aujourd'hui!

mercredi 2 mai 2012

Les chefs-d'oeuvre de 2012

Aujourd'hui, l'agence Médiafilm a attribué à 10 films la côte de (1) - chef d’œuvre. Dans la liste, on retrouve deux films québécois.
  • Mon Oncle Antoine (Claude Jutras)
  • Les Ordres (Michel Brault) 
  • Belle de jour (Luis Bunuel) 
  • Bonnie & Clyde (Arthur Penn) 
  • Fanny et Alexandre (Ingmar Bergman) 
  • A Woman Under the Influence (John Cassavetes) 
  • Paris, Texas (Wim Wenders)
  • Le sacrifice (Andrei Tarkovski)
  • Le tambour (Volker Schlöndorff)
  • One Flew Over the Cuckoo's Nest (Milos Forman)

Il est intéressant de savoir que, pour avoir droit a une cote (1), un film doit dater d'au moins 20 ans et avoir marqué l'histoire du cinéma. Cet exercice a lieu tous les cinq ans environ.

En ce qui me concerne, je crois avoir vu seulement Paris, Texas et Vol au dessus d'un nid de coucou. Deux films exceptionnels, évidemment. Je suis bien curieuse de voir les deux œuvres québécoises. Bientôt.


mercredi 25 avril 2012

Le festival du troublant

Choc post-traumatique, dialogue avec l'au-delà, cartel de drogue et frénésie informatique: autant de sujets que l'on peut qualifier de troublants, avec bien sûr les nuances qui s'imposent. Le trouble apparaît d'ailleurs en filigrane, se laisse deviner: dans le regard fou d'un soldat psychologiquement torturé, dans le quotidien d'un homme surdoué, dans la vulnérabilité d'une femme ébranlée... Plongez sans crainte, car ce sont là de très bons films.

Brothers (2009)

Pour un film ayant comme thème sous-jacent la guerre, sachez qu'elle y reste étonnamment discrète. Exclusivement articulé autour du départ d'un soldat américain pour l'Afghanistan et de la résignation conséquente de sa famille, Brothers brosse un portait lent et juste d'une petite communauté conservatrice où vivent tranquillement les membres de la famille de Sam — si ce n'était des frasques de son frère Tommy (excellent Jake Gyllenhaal). Si les scènes en Afghanistan, courtes et pénibles, ne m'ont pas convaincue — les Américains pouvant mal jeter un oeil objectif sur leur présence militaire —, le traitement du choc post-traumatique est toutefois à la hauteur de mes attentes, Tobey Maguire ayant réussi un tour de force: trouver le regard parfait du soldat dont l'esprit, profondément torturé, ne tourne plus rond.

Hereafter (2010)

Avis aux sceptiques que le titre du film pourrait rebuter, sachez que le réalisateur Clint Eastwood (J. Edgar, Mystic River) n'a pas l'habitude de pondre des films superficiels. Que vous croyiez ou non aux esprits, aux fantômes ou à une vie après la mort, Hereafter viendra vous remuer d'une manière ou d'une autre. On y revit le tsunami de 2004, on y effleure le milieu de l'édition et du journalisme français, et on y côtoie la mort et le deuil à travers une panoplie de personnages émouvants, tous reliés à un seul et unique homme surdoué: George, qui parle avec les morts — mais pas n'importe comment. D'ailleurs, Matt Damon est tellement incarné que le résultat est tout à fait renversant. Je me suis tant attachée à son personnage que je vivais l'action non plus par le biais du regard de la caméra, mais par son regard à lui. Ajoutons que Cécile de France est, comme d'habitude, tout à fait caméléon. Un film discret, délicat, à la réalisation impeccable, qui soulève des questions fondamentales.

Maria Full of Grace (2004)

Jusqu'où une jolie jeune fille colombienne, téméraire et entêtée, est-elle prête à aller pour gagner sa vie et faire vivre sa famille? C'est la question à laquelle répond exhaustivement Maria Full of Grace, un film de l'américain Joshua Marston à cheval entre la Colombie campagnarde, enfermée dans ses valeurs et ses secrets, et l'Amérique moderne comme «terre promise». Linéaire, simple et surtout crédible grâce à ses interprètes au naturel étonnant, le long-métrage suit le trajet de Maria (remarquable Cantalina Sandino Moreno), qui devient par la force des choses une «mule» — ces filles qui transportent de la drogue dans leur estomac d'aéroport en aéroport. Mesdames, certaines scènes sont difficiles à supporter, on se mord les mains, mais il vaut la peine de les endurer rien que pour connaître cette affreuse réalité.

The Social Network (2010)

Bien franchement, je comprends mal comment ce film frénétique, où l'interprète de Mark Zuckerberg incarne à lui seul ce que le cinéma a fait de plus banal et de plus énervant, ait pu se faufiler dans la course aux Oscar jusqu'à devenir candidat pour le convoité Best Picture. Le long-métrage a certes la qualité de bien résumer, chronologiquement parlant, le phénomène Facebook. Mais les images défilent à une cadence comparable à la vitesse du code binaire et les relations restent largement en surface, le réalisateur ayant manifestement voulu courir trop de chevaux à la fois. Résultat, on en ressort plus essoufflé qu'informé. Pas une minute de répit pour le cinéphile, qui doit encaisser le jargon technique — sous-titres indispensables! — et les nouveaux visages sans avoir le temps de faire des liens. Avec ses interprètes plutôt ordinaires — Jesse Eisenberg, je l'accorde, livre une impressionnante performance — et ses faiblesses éparpillées, The Social Network restera à mon avis une étoile filante dans l'histoire du cinéma. Et cela va sans dire, pour les non-utilisateurs de Facebook — soit 90 % de la population mondiale... —, le film n'a absolument aucun intérêt.

mercredi 18 avril 2012

Breaking Bad


Vous souvenez-vous, je vous avais parlé d'une série voilà quelque temps, The Walking Dead? La deuxième saison vient de se terminer, et c'est toujours aussi bon.

Mais entre-temps, une autre série m'a été conseillée et dont j'ai maintenant écouté les 4 saisons déjà sorties: Breaking Bad.

Je dois vous dire que ces deux séries ont contribué à changer ma vision du cinéma: dans une série, on a davantage de temps pour exploiter les idées, raconter l'histoire en détail et approfondir les personnages.

On a parfois de la difficulté à se lancer dans un film de 3 heures, mais pourtant, ces deux séries comprennent des dizaines d'heures que je n'ai même pas vu passer. Bien sûr, toutes les séries ne doivent pas êtres bonnes, mais ces deux là s'équivalent.

Sincèrement, Breaking Bad est une des meilleures affaires que j'ai écoutées dans ma vie, tout film/série confondus. Je suis surpris d'aimer autant une série, je ne croyais pas ça possible. J'ai beau essayer de me rappeler un film qui pourrait accoter cette série en terme d'intelligence du scénario et de tournures bien pensées, je ne suis pas capable! Pas de remplissage, pas de longueurs, pas de manque d'idées, pas de "ouais, ça vire d'une drôle de manière...", jamais l'impression que les scénaristes ont pris de mauvaises décisions; c'est quelque chose que je n'avais jamais vécu. Un chef d'oeuvre, tout simplement, et je pèse bien mes mots ici.

J'ai même eu une rage d'écoutes à un moment donné: la saison 3 en 24h: j'ai écouté les épisodes 1 à 9 dans une après-midi/soirée, puis j'ai écouté le reste le lendemain matin, épisodes 10 à 13. J'étais tellement dedans que la fin de la troisième saison m'a rendu mal à l'aise au point où j'ai mal «feelé» pour le reste de la journée, comme quand on a fait un mauvais rêve qui nous laisse dans un mauvais mood pour la journée. Moi qui récemment disais avoir une baisse cinématographique, je vois sincèrement Breaking Bad comme étant une partie de la solution, un renouveau et une preuve comme quoi il est encore possible de m'impressionner fortement!

Je commence à considérer les séries comme une nouvelle avenue cinématographique, il se peut fort bien que je mélange films et séries sur ce blog dans l'avenir. Il semble que la série The Wire est excellente selon deux sources, alors je vais y regarder de plus près. Peut-être que finalement les Américains sont meilleurs dans leurs séries que dans leurs films, en tout cas pour moi c'est clair!

L'automne prochain va être vraiment le fun car la saison 3 de The Walking Dead et la saion 5 et finale de Breaking Bad vont passer à la télé. Ça va être le top!!!

samedi 7 avril 2012

Cinéphilie au féminin (2)

Voilà enfin la deuxième fournée de ma série d'écoutes s'adressant à un public féminin — quoique Messieurs, certains films ici listés pourraient grandement vous plaire. Bien plus intellectuels que le décourageant Leap Year, ils abordent des thèmes plus poussés, dont le deuil (The Greatest), la philosophie de l'amour (Before Sunrise/Sunset) et l'immigration (House of Sand and Fog).

Before Sunrise (1995) et Before Sunset (2004)

Rarement ai-je regardé d'aussi extraordinaires longs-métrages sur la vie en voyage et les rencontres qu'elle procure. Presque exclusivement axés sur le dialogue, Before Sunrise et sa suite, Before Sunset, suivent d'abord la brève rencontre viennoise, puis les retrouvailles parisiennes de l'Américain Jesse (charmant Ethan Hawke) et de la Française Céline (rayonnante Julie Delpy). En 1995, à bord d'un train pour Vienne, les deux voyageurs se découvrent une rare complicité et passent la nuit suivante à vagabonder dans la capitale autrichienne. Chacun devant retourner dans son pays respectif, ce temps compté leur bâtit un moment de perfection, que tous deux savent éphémère — et pourtant, comme tous les jeunes qui partent pour l'inconnu sans plan établi, ils représentent cet espoir sans limites de la jeunesse, un espoir à mes yeux réaliste et nécessaire. Presque dix ans plus tard, les deux adultes se retrouvent cette fois, un peu par hasard, pour un après-midi dans la ville de Paris où travaille Céline et où Jesse termine la promotion de son livre. Maturité aidant, chacun ayant une vie plus «rangée», les dialogues de Before Sunset sont savoureux et davantage maîtrisés. Tout coule de source. On se retrouve dans les personnages encore plus que neuf ans plus tôt, on rit aux éclats et leur chimie époustouflante nous tord à nouveau le ventre. Tout est-il possible? Faut-il ou ne faut-il pas croire aux hasards? Before Sunrise est en soi une belle leçon, que complète à perfection Before Sunset. Regards critiques et humains sur l'amour et la vie, les longs-métrages abordent tout ce dont on oublie de parler dans nos quotidiens de grande vitesse, donnent espoir et dégagent une belle lumière. Et s'il fallait voir dans certaines rencontres la preuve que tout est possible? La certitude qu'il suffit de croire...

House of Sand and Fog (2003)

Quel drôle de film que ce House of Sand and Fog, pas mauvais mais éparpillé, où les coups de théâtre s'accumulent jusqu'à frôler l'hystérie. À la mort de son père, une jeune femme en hérite une jolie maison avec vue sur la mer, au bord du Pacifique, à San Francisco. Son mari venant de la quitter, elle n'ouvre pas son courrier, erre comme une âme en peine, pour finir par apprendre... qu'elle est expulsée de la maison, devenue par un malheureux malentendu la propriété du comté. Horreur. Elle se bat donc pour reprendre possession de son bien, elle qui n'a plus rien et dort dans sa voiture, engageant du même coup une véritable bataille — le mot n'est pas trop fort — pour renvoyer chez eux la famille iranienne qui a racheté la maison. Si certaines scènes sont discutables et si le scénario, exclusivement basé sur la maison, vacille un peu, la sublime performance de Ben Kingsley (Schindler's List, Shutter Island) et de sa touchante famille donnent heureusement une dimension historique au long-métrage, qui en devient du coup bien plus intéressant. L'ambiance d'urgence et de noirceur est par ailleurs bien réussie, et les diverses extrémités auxquelles sont poussés les personnages restent foncièrement humaines. Un bon moment cinéma, mais qui soulève quelques points d'interrogation tout à fait légitimes.

The Greatest (2009)

Une belle brochette d'acteurs se côtoie dans ce film discret, mais au thème intéressant: le deuil. Une jeune étudiante de 17 ans (convaincante Carey Mulligan), tombée enceinte lors de sa première nuit avec le garçon de ses rêves, se retrouve dans la maison des parents de celui-ci quand il meurt précocement dans un accident de voiture. Le père (très juste Pierce Brosnan) et la mère (touchante Susan Sarandon) vivent leur deuil chacun à sa manière, dans tous les extrêmes possibles, ayant aussi à accepter la venue du bébé et la présence d'une fille-mère qui leur est inconnue. Franchement un bon film, profondément émouvant par moments, parfois même original dans son traitement. À souligner, la performance arrache-tripes du frère du mort, qui rend à perfection l'état dans lequel peut se trouver un jeune adolescent perdu après la mort de son frère aîné. 

lundi 19 mars 2012

Identités troubles à rebours

The Burning Plain (2008)

Il y a des films sur lesquels il faut tomber par hasard, sans rien savoir de leur scénario ni de leurs mystères. Pas de bande-annonce, pas de critique. The Burning Plain, cet enchevêtrement de vies déconstruites qui s'entrecroisent à quelques décennies de distance, a provoqué en moi un plaisir véritable de cinéphile, un plaisir devenu aussi rare que le cinéma d'auteur authentique. Cousine et moi avons grandement apprécié ce long-métrage américano-mexicain lent, long, bien maîtrisé, parfois un peu prévisible mais dont l'excellent casting pardonne les petites gaffes — une musique maladroite et une finale fade. Les grands noms Kim Basinger et Charlize Theron, aux rôles tout en douleur et en nuances, sont épaulés par de nouveaux venus qui sonnent vrai — surtout la petite Mexicaine aux cheveux ondulés —, qui tracent un très beau portrait de ces êtres humains qui vivent souvent dans l'ombre. Déroutant, passionnant à coup sûr.

dimanche 18 mars 2012

Melancholia: dernier Lars Von Trier

Melancholia (Lars Von Trier — 2011)

Lars Von Trier fait partie de la liste des réalisateurs dont les nouveautés sont un événement. Comme à chaque fois, j'ai toujours bien hâte de les voir. Ceci dit, je ne suis pas une inconditionnelle. J'ai aimé la plupart de ses films, tout particulièrement son avant dernier, Antichrist, mais aucun de ces films ne représente pour moi un film culte. Ceci dit, je ne sais toujours pas trop quoi penser de son dernier film. L'idée de base est excellente: la venue de la fin du monde par l'inévitable collision de la terre et d'une autre planète. Par contre, l'idée est exploitée de façon étrange. Le film est constitué de deux parties dont on ne comprend pas bien les liens... bref, je ne veux pas m'éterniser à essayer d'expliquer ce qui ne colle pas, mais je ne vous suggère pas particulièrement de regarder ce film.

jeudi 15 mars 2012

Quand les classiques sont encore bons

Groundhog Day (Harold Ramis — 1993)

Il y a des classiques qu'on met du temps avant de regarder, des films que tous les cinéphiles nous vantent sans qu'on puisse contribuer à l'éloge. Groundhog Day en fait partie. Pour bien l'apprécier d'ailleurs, il faut l'aborder sans a priori ni préjugé, se laisser emporter par l'apparente absurdité du thème — une journée qui, littéralement, n'en finit plus — et profiter de l'excellente prestation de Bill Murray en journaliste blasé. L'évolution psychologique de son personnage est savoureuse, nuancée, crédible — tout comme celle de sa collègue Andie MacDowell, au naturel déconcertant. Amusant, intrigant, le long-métrage n'est pas un chef-d'oeuvre du cinéma, mais il a l'avantage de traiter simplement d'une réalité de vie qui, sans la créativité du scénario, n'aurait pas pu être aussi brillamment illustrée. Je ne veux pas m'avancer en terrain délicat, mais je comparerais un peu Groundhog Day au phénomène du Petit prince: il faut sans doute plus d'une écoute, et même à plusieurs années d'intervalle, pour bien en éclaircir les plus infinies subtilités.

Another Year (Mike Leigh — 2010)

Quel film. Celui-ci n'est peut-être pas un encore classique, mais il risque de le devenir. Cousine mentionnait d'ailleurs dans sa critique d'août dernier que Mediafilm, principal responsable des cotes au Québec, lui a attribué la rarissime cote 2 - Remarquable, soit un premier pas vers le chef-d'oeuvre. Impossible, donc, de vous endormir sur votre divan ou de soupirer de découragement devant ce drame psychologique anglais, qui traite du bonheur dans toutes ses déclinaisons — vous seriez soit insensibles, soit drôlement blasés. Avec son humour toujours juste, ses personnages tellement vrais qu'on les déteste et les adore tout à la fois, et surtout grâce à ses thèmes finement traités, laissant toute la place aux dialogues, Another Year a tout d'un classique, justement. Autre grande qualité du film: son intemporalité. Il traite d'amour, de travail, d'amitié, de famille dans leurs plus simples éléments, comme si au fond tout allait de soi dans notre monde de fous.