mercredi 20 juillet 2011

Unknown: typique mais intriguant

Après avoir interprété l'élégant et inoubliable Oscar Schindler dans le film de Spielberg, en 1993, Liam Neeson s'est fait discret. Ses plusieurs rôles dans des films qui ont fait jaser n'ont jamais fait parler de lui. Raison pour laquelle le long-métrage Unknown, qui le propulse de nouveau au premier plan, ne pouvait que m'intriguer. Avec en plus de de l'action bien croustillante et une intrigue à l'américaine, je me suis dit que ça sortirait des sentiers que je bats habituellement.

Avis aux adeptes de films américains à gros budget: si Unknown fait un large usage de poursuites automobiles, d'explosions et de chasses à l'homme dignes de la CIA, il navigue quand même entre deux eaux. Car il creuse — peu profondément, certes — le thème de l'identité et de la morale humaine. Comment un homme qui subit un choc peut-il oublier à ce point qui il est? Et découvrir quelque chose sur lui-même de pire encore?

En voyage à Berlin avec sa femme, le Dr Martin Harris se retrouve à l'hôpital à la suite d'un accident de voiture. Sans papiers, sonné, il retourne à son hôtel trois jours plus tard pour s'apercevoir qu'un autre homme lui a volé son identité. Et qu'il se promène au bras de sa femme. Pourquoi? Comment? C'est ce que tentera de prouver le pauvre docteur en remontant le cours des événements. L'histoire nous emporte, bien sûr, mais on soupire devant les scènes encore trop typiques. Quoique la fin a quelque chose de... déroutant. À voir deux fois plutôt qu'une, pour mieux comprendre...

mardi 19 juillet 2011

Défi Oscar: Winter's Bone

Winter's Bone

Petit à petit, j'avance dans mes écoutes des films nominés aux Oscars 2011. Cette fois, il s'agit d'un drame se passant dans un lieu perdu du Missouri, au centre des É-U. Là ou le film est frappant, c'est dans le cadre qui entoure cette histoire: on y ressent très fortement le poids de la pauvreté et du désespoir dans chacun des personnages. Une chose est certaine, ce film n'a rien à voir avec le film américain typique qui évolue dans une banlieue chic où tout le monde il est beau et fin. Sinon, le film en soit est pas mal, il y a une bonne intrigue et les acteurs sont excellents. Ceci dit, ce n'est tout de même pas le meilleur film de l'année. À voir si vous avez envie d'avoir un autre point de vue des États-Unis.

dimanche 10 juillet 2011

Série d'écoutes de Cousin

1. Borderline

Comme ma soeur me l'a recommandé, je me lance.

Finalement, un très bon film qui fait réfléchir et qui nous transporte bien dans le monde qu'il veut nous montrer. Le personnage principal est perturbant et réussi; je me suis demandé quelques fois qu'est-ce que je ferais à la place des personnes qui l'entourent. Je trouve que ce qu'elle vit et ce qui lui arrive sont de belles représentations de ce qu'une personne comme elle attirerait dans la vraie vie. Un film psychologique intéressant, à voir si on aime le genre.






2. Lucky

Un documentaire qui s'insinue dans la vie de gagnants à la loterie américaine et qui nous montre ce qui leur est arrivé suite à cet événement, s'ils sont devenus vraiment heureux.

C'est là qu'on voit que la personnalité d'une personne peut ressortir en pire ou mieux. Le film est bien éqilibré, on passe du vraiment heureux à celui qui a raté son coup. Le tout m'a fasciné car depuis longtemps que je me demande comment des gagnants de loteries prennent ça et comment leur vie change.

22 millions: un travailleur à une usine Con Agra, un vietnamien. Lui, ça a totalement bien changé sa vie. Il s'est construit 4 ou 5 maisons une à côté de l'autre pour réunir son monde près de lui. Il a fait construire une super baraque au Vietnam pour sa famille lointaine afin d'améliorer leurs conditions de vie. Plein de monde vivent dedans comme en communauté. Il a vraiment fait du bien à lui-même et sa famille et semble vraiment heureux de son sort, il a facilement le sourire!

106 milions: un couple normal avec deux enfants. Eux semblent quand même contents, mais leur vie a changé pas nécessairement pour le meilleur: ils disent se sentir "à part" des autres. Ils se sont éloignés de leurs amis et ça s'est fait tout seul car le niveau et rythme de vie est devenu trop différent de leurs anciens amis. L'homme a même avoué qu'un de ses amis qu'il connaît depuis 25 ans n'était plus capable d'être à ses côtés car selon cet ami, c'est lui qui aurait dû gagner. Les enfants ont dû passer plusieurs semaines en dedans de la maison car sortir devenait dangereux de se faire enlever pour une rançon ou de quoi du genre.

5 millions: un gars qui vivait carrément dans la pauvreté extrême, son appart plein de chats, la barbe longue et quasiment dans un état de dépression permanente. Avec son argent, il a coupé sa barbe, il allait mieux et cela lui a donné le boost qu'il avait besoin pour redonner un sens à sa vie. Il a fini par vivre seul dans une chambre de motel en permanence; il sort donner de la bouffe dehors aux chats des alentours et mange constamment au restaurant. Il dit qu'il veut profiter du paradis qu'il vit suite à l'enfer qu'il a vécu.

16 millions: l'exemple parfait du gars qui a mal utilisé son argent. Il a fait plein de dépenses farfelues et totalement inutiles si bien qu'il a gaspillé tout son argent et qu'il en avait plus et a dû retourner faire un travail poche pour finir ses vieux jours. Le gars à qui ça n'aurait pas dû arriver.

22 millions: un mathématicien. Je ne me souviens plus trop de son histoire, mais je crois que ça allait quand même bien.

Alors toute qu'une écoute.


3. RIP — A remix manifesto

Un documentaire qui parle des droits d'auteurs dans la musique et en général. On comprend bien comment ça marche et comment ça a commencé. On voit du monde qui ont été poursuivis par des grosses compagnies pour avoir téléchargé quelques tounes sur Internet. Le documentaire montre avec efficacité comment les compagnies refusent d'évoluer avec la société et les nouveaux médiums de distributions. Comment ils ne pensent qu'à l'argent avant toute chose. On voit aussi un certain DJ qui fait sa musique en utilisant et mixant des bouts de tounes déjà existants et comment c'est difficile dans son cas de juste faire ce qu'il aime sans vivre constamment dans la peur de violer les droits d'auteurs.

Bref, un excellent docu sur le sujet, à voir.


4. The Birdcage

J'avais hâte de voir ce remake de La Cage Aux Folles et de voir si le tout était à la hauteur.

En fin de compte, pas tellement. Ça aurait pu être bien pire et j'en suis conscient. Alors ce n'est pas raté. Mais ça n'a pas non plus le charme et la trempe de l'original français. Robin William ne me semble pas à son meilleur, et le gars qui fait la folle est mal choisi à mon avis. Vous savez, quand vous aimez un personnage dans l'original, vous avez peur de l'acteur dans le remake et cette fois ma peur s'est réalisée: de tout le film, je ne m'y suis jamais fait. Pour dire vrai, j'avais hâte que le film finisse. Ça m'a rappelé le ramake du Dîner de Cons; pas nécessaire à voir du tout.


5. The Rocky Horror picture show

Depuis que je suis assez jeune que l'affiche de ce film m'intrigue. J'ai récemment eu l'idée d'enfin l'écouter après toute ces années! Je sais que c'est une comédie musicale, mais je me dis que c'est peut-être le film qui va me lancer dans le genre.

C'est plate à dire et j'aurais aimé que ça fasse autrement, mais j'ai arrêté mon écoute après en certain temps, au moins 30 ou 40 minutes. Pourquoi? C'est un mélange de la musique plate typique et de l'histoire que je commençais à trouver banale et prévisible qui ont eu raison de moi.

Au début, la musique m'a fait sourciller, mais bon fallait bien que je continue pour voir. Et ça a commencé à être intéressant car j'ai un gros faible pour les histoire de monde qui tombent en raque dans la nuit dans la forêt avec de la pluie et qui trouvent refuge dans un manoir bizarre. Alors moi j'étais super content. Mais j'ai fini par trouver le tout typiquement américain et sans intérêt après un bout; mon intérêt s'est comme estompé rapidement.

Mais je dois absolument faire une remarque assez intéressante: Tim Curry, qui est un acteur que je n'aime pas beaucoup, fait ici sa meilleure performance à vie selon moi. Même si je n'ai pas vu tout le film, j'ai été très surpris, il avait son rôle à la perfection.


6. Veronika decides to die

Un deuxième conseillé par Geneviève.

Un bon film psychologie, quoique le traitement et la réalisation restent dans le commum du genre. Mais ce n'est pas une raison pour passer à coté de ce film si des sujets comme le suicide et l'espoir vous interpellent. Car ce film les rend bien et j'ai aimé la progression du personnage. Ça n'a pas le choix de faire réfléchir. À voir si les sujets traités vous intéressent.

jeudi 7 juillet 2011

Les Bagnooooles 2

Je me suis sérieusement questionnée sur la pertinence de parler de ce film ici car ce qui m'a poussé à aller le voir au cinéma relève beaucoup plus de ma position de marraine que de mes qualités de cinéphile. Je me suis donc rendue au cinéma par un (très) chaud avant-midi de juillet "armée" d'une veste bien chaude pour affronter la glaciale salle obscure. Quelles étaient mes attentes, mis à part faire plaisir à mon filleul ? Espérer que ce ne soit pas trop long !! En vain, car le film dure presque 2 heures (106 min), ce qui est un peu exagéré compte tenu du fait qu'il s'adresse à un publique très jeune (et à leurs parents...). J'aurais peut-être plus apprécié s'il avait duré 1h20. Ceci dit, mis à part quelques scènes hilarantes à la James Bond ainsi qu'une savoureuse reproduction "bagnolesque" de la culture nippone, le reste est d'un ennui des plus ennuyants.

We miss you: court-métrage

Un court-métrage étonnant, au thème rarement traité et à la chute inattendue. Je n'en dis pas plus, mais j'aimerais connaître vos impressions.

lundi 4 juillet 2011

The Tree of Life: à fleur de peau

Comme un grand arbre qui bat au vent, le très réussi The Tree of Life, dernière oeuvre de Terrence Malick, a des racines profondes et un port majestueux. Du plus petit bourgeon de la vie jusqu'à ses désillusions de milieu d'existence, le long-métrage remonte l'histoire d'une famille américaine des années cinquante dans un récit impressionniste, un jeu d'images, de sons et de pensées qui laisse le cinéphile ébahi.

Presque sans dialogues directs, The Tree of Life recourt plutôt à l'usage d'un narrateur chuchotant, qui pose des questions aux allures de quête sans vraiment attendre une réponse. Si la voix est parfois celle de la mère, c'est surtout le fils aîné de la famille qui, une fois dans la fleur de l'âge, revient sur sa jeunesse et sur sa relation avec son père. L'essentiel du film se déroule donc dans le passé, dans l'enfance à la fois tranquille et dure qu'il a traversée, et questionne l'existence de la foi de même que le sens de la vie.

Mais rien n'est trop lourd. Les images, d'une beauté à couper le souffle, et le port de la caméra, qui vogue comme sur une mer incertaine, nous font voler au-dessus de ce petit condensé d'humanité dans ce qu'elle a de plus simple, de si gracieux, et aussi dans ce qu'elle a de blessures. Quelques scènes de nature, très contemplatives, sont superflues ou alors trop longues. Sachez être patients, car c'est la seule zone d'ombre à ce film en gouttes de soleil, un régal de ces petits détails naïfs qui cachent au fond tout ce qu'on ne voit plus.

Inutile de dire que Brad Pitt brille tout autant que Sean Penn: on les dirait moulés dans un rôle quasi muet où l'émotion transperce la peau plutôt que les yeux. La mère de famille, délicate Jessica Chastain, et les trois jeunes garçons sont tous plus vrais que nature. Dans la cour, à l'église, à table, dans la chambre, on se faufile partout en ayant droit à ce que j'appellerais des moments volés. Et c'est peut-être justement ce qui fait de Tree of Life un quasi chef-d'oeuvre: il est notre portrait, tout simplement.

jeudi 30 juin 2011

Midnight in Paris, un vent grisant

C'est sous un charme complet que j'ai regardé Midnight in Paris avec Cousine hier, un bel hommage à la Ville Lumière fait de créativité et de légèreté signé Woody Allen. Présenté à l'ouverture du Festival de Cannes en mai dernier, ce nouvel opus du célèbre réalisateur est à mon avis une réussite dans son genre. Par le truchement d'un couple d'Américains tout ce qu'il y a de plus typique en visite à Paris pour quelques jours, le film questionne notre rapport au passé, va gratter au coeur des relations amoureuses et, surtout, plonge dans une époque révolue dont on découvre quelques dessous avec force froufrous, volutes de fumée et verres de scotch.

Le personnage principal, campé par Owen Wilson, s'en tire bien malgré qu'il soit tout en hésitations et en mollesse. C'est ce naïf sans malice, que sa future femme — Rachel McAdams, une parfaite garce — trimballe dans ses soirées mondaines, qu'on suit à travers le dédale des ruelles du Paris de maintenant et d'avant, où il se retrouve malgré lui plongé lorsqu'il fausse compagnie à sa belle. Sans vous en dire plus au risque de gâcher votre moment de cinéphile, sachez que pour les mordus d'art, de littérature et d'histoire, ce film est un pur bonheur. Comme j'ai ri! Comme j'ai voulu danser et boire moi aussi! À voir absolument pour le scénario en tourbillon, pour les solides interprétations — Adrien Brody et Marion Cotillard, entre autres —, mais surtout pour le rêve dans lequel on tombe.

Fin du trip Arnold et autres

Je crois que j'ai fait la même chose l'été passé: j'ai passé au moins un mois sans faire de post mettant en faute le beau temps. Faut croire que c'est vraiment ça.

Bon, j'ai fini par finir mon trip Arnold.


1. End of Days

Cette fois, Arnold sauve encore son pays et même plus, la terre entière, de... tenez vous bien: Satan lui-même en personne.

Ce film, à l'originalité moyenne, est écoutable, quoique limite. J'ai levé les yeux quelques fois en signe de découragement, mais au moins le sujet est plus rare cette fois. Car des films de fin du monde/religion/Satan, il n'y en a pas beaucoup comparé à ceux de terrorisme, policiers et conspirations gouvernementales. Alors juste ça est déjà assez pour donner un intérêt de plus au film.

Il y a quelques bouts le fun comme ceux qui expliquent pourquoi Satan est de retour et ce qu'il veut. Mais ils ont essayé de donner une personnalité à Satan et j'ai pas le choix de dire que je ne trouve pas ça plausible. Je dirais plus que sa personnalité a été adaptée pour le cinéma.

En plus, le générique du début du film m'a rappelé le film Stigmata. Et bien quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'ils ont pris le même acteur pour faire Satan dans celui-ci. Ça m'a rappelé combien le cinéma aime parfois coller des visages à des rôles-types dont l'acteur a du mal à se défaire après.



2. Collateral Damage

J'ai été un peu décu de voir le dernier d'Arnold être encore une fois typique. Sa famille est tuée dans un accident terroriste (en passant, il a perdu sa famille aussi dans End of Days) et Arnold va aller se venger en allant voir le responsable dans son pays d'origine car il est insatisfait des efforts des policiers. Ben oui, il va évidemment finir par régler le conflit américain d'un terroriste par arrêtable.

Il est vraiment toujours là pour défendre son pays avec force et vigueur, ce Arnold. Faut bien, ils ont quand même accueilli dans leur pays cet Australien dont ils ont fait une vedette; faut que ça se paye quelque part. Il semble donc «doomé» à son rôle, l'apothéose étant de venir à la défense de la Californie elle-même, cette mère d'Hollywood, en y devenant le présidant dans la vraie vie.

Maintenant que son rôle de président est terminé, il songe à retourner au cinéma. Va-t-il perpétuer sa même rengaine encore ou bien il va se décider à prendre une tournure plus personnelle? Je reste bien curieux de l'avenir cinématographique d'Arnold Schwarzenegger.


3. Saw VII: The Final Chapter

J'avais bien hâte de voir cette fin de la série dont je suis assez fan.

Et bien le film est très bon, finalement! J'ai été surpris car je n'avais pas hâte que le film finisse. Je suis content qu'ils aient réussi à bien terminer. Mais deux problèmes restent:

1. Ils ne répondent pas aussi clairement que souhaité à nos questionnements sur la série, je reste donc à me dire qu'il va falloir que je me les retape tous en ligne pour essayer finalement de voir clair dans toute cet intrigue si mêlante.

2. La fin laisse place à une suite, ça a comme l'air évident, pas juste notre imagination. Donc quoi? Est-ce que je me donne à essayer de comprendre toute cette intrigue une bonne fois pour toutes sachant qu'il me manque peut-être des éléments qu'on va voir peut-être dans un Saw VIII?

Le 7 est supposé être la fin finale, mais on sait jamais vraiment.

Ce fut une série délectable, mais je souhaite que je vais vraiment tout comprendre un jour, en espérant qu'il y ait vraiment une logique complète et structurée sinon je vais perdre mon temps...


4. Demons

Dans le cadre de nos soirées d'horreur, mon ami me parle depuis un bout et semble avoir hâte de me faire écouter Demons 1 et 2. Alors voici le 1.

Je constate que la trame de fond est la même que la plupart des films du genre: des ados pris avec des créatures qui veulent les tuer et ils meurent uns à uns. Combien de fois on a vu ça? C'est incomptable. Mais ce film date de 1985, donc il doit être plus un classique du genre qu'un suiveux.

Dans le genre, je trouve que c'est une réussite. L'ambiance qui règne est un des points fort; ils y a de bons éclairages qui créent un visuel intéressant. Le tout se déroule comme il faut, alors un fan du genre ne peut qu'être servi. Pour ma part, je suis comme tanné de ce genre alors je n'ai pas embarqué autant que j'étais supposé.

Alors, voyons voir ce que nous réserve le 2.

mardi 28 juin 2011

An Education: l'école autrement

Vaut-il mieux rester une élève modèle à l'avenir bien repassé ou plutôt succomber à la tentation de la vie mondaine, au risque de goûter pour un temps à l'école de la vie? C'est ce que tricote en mailles grossières le charmant mais incomplet An Education, qui met en scène une brillante élève du Londres de 1960, Jenny (l'attachante Carey Mulligan), qui tombera sous le charme d'un séduisant dandy du double de son âge, David (l'excellent Peter Sarsgaard). Même si, dès le départ, on sait que la bulle finira par éclater, c'est avec un plaisir coupable que l'on suit Jenny dans son désir de vie frivole, dans son bonheur de cristal. C'est bien fait, on y croit sans hésiter. La photographie et les décors sont réussis, l'ambiance des années soixante captivante, tout autant que la relation que développent ces deux amoureux incongrus. Seule la fin en queue de poisson, où tout se précipite avec un peu de confusion après une montée pourtant graduelle des émotions, désole un peu. Quelle morale tirer, au final, de cette rencontre impromptue de jeunesse? Qu'il faut passer par les erreurs des jeunes temps, dont il y a très certainement des sagesses à tirer, mais qu'il ne faut pas renoncer à ses ambitions pour suivre un chemin qui n'a pas d'issue. À voir pour le plaisir.

samedi 25 juin 2011

Amour et mort, thèmes universels

In a Better World (Suzanne Bier)

Comme il fallait s'y attendre, le lauréat du dernier Oscar pour le meilleur film en langue étrangère (celui qu'a raté Incendies) est une réussite totale, oscillant entre le troublant et le grandiose, porté surtout par ses images renversantes et ses interprètes convaincants. Tourné dans une tranquille bourgade danoise, où l'on accompagne deux jeunes garçons dans leur jeunesse confuse, et en Afrique, où l'on côtoie la mort dans un camp de réfugiés où Anton est médecin, In a Better World captive grâce à ses thèmes universels. L'amour plein d'accrocs, l'amitié qui bouleverse, la famille déchirée. Et pourtant rien n'est cliché tant ce sont les mots simples qui nous portent d'une stupeur à une autre, le souffle coupé par tant de réalité éclatante. Si quelques jeux de caméra détonnent au début du film, rien d'autre ne m'apparaît défaillant. Un scénario ma foi simple est ici devenu un film qui observe avec finesse les limites de notre humanité.

Match Point (Woody Allen)

Encore une fois Woody Allen réussit son pari de traiter le thème amoureux dans un subtil jeu de mensonge et de passion. Le grand réalisateur américain ne pond pas des films qui marquent pour une vie, mais il sait travailler ses scénarios pour bâtir une histoire socialement et psychologiquement complexe, qui se termine invariablement dans les oh! et les ah! des cinéphiles. Sans vous dévoiler l'intrigue — toujours délicate dans le cas de Woody —, sachez que Scarlett Johansson campe ici, avec sensualité et carrure, le rôle de la belle tentation pour un homme déjà casé au sein de la riche société anglaise. Entre les matchs de tennis — qui apparaissent comme une métaphore du jeu amoureux plein de danger qui se trame —, les repas tendus et les sorties de couples où la tension s'accroît, Match Point s'insinue au final dans ce que l'être humain cache en lui de plus tordu.

jeudi 2 juin 2011

Chronique d'une cinéphile à la bibliothèque - Part I

Depuis peu, j'ai découvert que la bibliothèque près de chez nous prête des films gratuitement. Le choix n'est pas énorme, il n'y a qu'un seul rack bien garni. Par contre, on y retrouve une bonne variété de films tant en ce qui concerne leur origine que les années de parution. Bref, il y a de quoi occuper un cinéphile pendant quelques semaines, voire quelque mois. Faut bien profiter de ce qui s'offre à nous! Voici donc une petite chronique que je nourrirai de mes écoutes au fil des semaine.


The Abyss par James Cameron, 1989

Quand j'ai vu la pochette de ce film dans le rack de la bibli, je me suis dit: «Ouais, c'est en plein le genre de film que j'ai envie d'écouter ces temps-ci». D'autant plus que je suis dernièrement tombée sur un extrait du film à la télé qui m'avait donné envie de le revoir et de me rappeler ce qui s'y passait car je l'avais vu, comme tout le monde, mais il y a bien longtemps. Je me demandais également si le film avait bien vieilli car les films des années 80 ne passent pas toujours le test "20 ans plus tard".

Donc, au final, j'ai quand même pas mal aimé. Je dirais que le film a très bien vieilli et que l'histoire est toujours aussi originale. J'adore l'idée d'une intrigue dans le fond de la mer, coupé du reste du monde. Durant les 3 heures que dure le film (j'avais la version longue), j'ai pleinement plongé dans cet univers. Par contre, il y a tout de même quelques éléments qui sont vraiment, mais alors là VRAIMENT tirés par les cheveux et qu'il faut laisser de côté si on ne veut pas gâcher l'expérience. Somme toute, j'ai passé une belle soirée cinéphile, quoique 100 % américaine.


Delicatessen par Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet, 1989

Ça faisait longtemps que je voulais voir ce film, donc je n'ai pas hésité une seconde quand je l'ai vu dans le rack. Que dire... le film se passe dans un Paris noir où la nourriture se fait extrêmement rare. Afin de parvenir à se nourrir convenablement, le boucher, également propriétaire d'un bloc, développe une façon plutôt originale de dénicher de la viande... je n'en dis pas plus.

Que dire de ce film, il s'agit d'une histoire extrêmement burlesque avec plusieurs scènes délirantes et comiques. Malgré tout, je n'ai pas été tant touchée par cette œuvre. Je ne sais dire pourquoi... Je pense que je n'étais tout simplement pas dans le "mood" pour ce genre de film. Probablement qu'à un autre moment il m'aurait plu d'avantage.

Note: les gens ont vraiment des visages spéciaux dans ce film! (gros nez, gros yeux, face bizarre, etc...) Je ne sais pas si c'est la façon dont ils ont été filmés ou s'ils sont comme ça au naturel, en tout cas, tout un cast!


Un été inoubliable de Lucian Pintilie, 1994

Celui-là, j'en avais jamais entendu parler. Je l'ai choisi parce que le titre me plaisait. Malgré que la photo de la pochette ne soit pas attirante, j'ai décidé de lui donner une chance, je me suis dit: «Pour que l'été soit inoubliable, il faudra qu'il s'y passe des choses intéressantes.»

Résultat: Il s'agit d'un été absolument oubliable car le film était vraiment moyen... l'exemple typique d'un film (mal) fait à partir d'un livre: si on n'a pas lu le livre, on ne comprend pas trop. Les scènes défilent, les personnages évoluent, on n'aperçoit que la surface, il n'y a aucune profondeur. Ceci dit, je ne sais même pas si c'est basé sur un livre, mais si ce n'est pas le cas, le gars est encore plus dans le champ que ce que je pensais. Au moins, le film n'est pas long, 86 minutes, mais ne perdez pas votre temps.

mercredi 1 juin 2011

Arnold, Arnold, Arnold

Je suis tombé dans mon trip et je n'ai rien écouté d'autre que des Arnolds depuis mon dernier post. C'est le fun se taper tous ses films. Y'en a des bons, des moyens mais en bout de ligne c'est trippant. Il m'en reste juste deux à écouter, que je réserve pour un dernier post. Alors voici mes récentes écoutes:


1. Eraser

Un des bons. Une bonne intrigue, de l'action juste bien. Comme la plupart de ses films, c'est américain et policier, lui c'est le bon qui défend le pays contre les méchants corrompus. Ça me rappelle la série Die Hard avec Bruce Willis; c'est le même genre de films. Sauf que je préfère le "charisme" d'Arnold à celui de Bruce. C'est pour ça que je suis dans ce trip en fin de compte! Bien content de l'avoir vu.











2. Jingle all the way

Officiellement, le plus "familial" d'Arnold. Et quand je dis ça, c'est que ça en est même poussé à un point où j'ai fini par conclure que toutes les invraisemblances dans ce film sont voulues car il est évident que ce film vise les enfants. Quoi? Un exemple parmi tant d'autres qui me reviens dans le moment: un méchant tient une bombe dans ses mains, elle explose au point que les vitres cassent et après il a juste la tête noire fumante et ses acolites l'entourant sont intacts; c'est donc évident que c'est juste pour faire rire les jeunes. C'est donc une écoute ordinaire, très ordinaire que je ne recommande pas du tout. Je dirais que c'était une première dans mon cas pour "ce" genre de familial.


3. Junior

Il a fait deux films avec Danny Devito comme compère. Dans celui-ci, il est un scientifique qui fait un test sur sa personne: faire grandir un foetus dans son abdoment, le transformant en "homme enceinte". En gros ça s'écoute bien. Ça fait surtout réfléchir sur des aspects de la vie que nous les gars nous ne vivrons jamais; alors c'est quand même une belle balade dans mon cas, j'ai comme vécu à travers mon téléviseur cette expérience troublante. Mais c'est à voir seulement si ça vous intéresse.







4. Twins

Dans ce deuxième, ils sont deux jumeaux non-identiques qui ont été séparés à la naissance, élevés dans des circonstances à l'opposé l'un de l'autre et qui finissent par se rencontrer une fois adultes. Je trouve que ce film est un de ses meilleurs de mon trip. Il est vraiment le fun à écouter. Arnold y fait un rôle unique dans sa carrière (à date dans mon trip). Donc, c'est à voir je crois, pas juste pour Arnold, mais pour le film en général.










5. Red Heat

Exemple parfais du film "moyen" d'Arnold. Ya du bon, du moins bon pour donner quelque chose d'écoutable, mais pas nécessaire. Arnold incarne cette fois-ci un agent russe qui se ramasse aux États-Unis et on le voit comparer ses manières de faire à ceux de chez eux et ça cause quelques confilts. Je n'ai rien à rajouter de particulier.












6. The 6th Day

Enfin ce que je recherchais: un bon classique d'Arnold. Car cette fois-ci, j'ai eu affaire à un bon film, le meilleur du trip à date. Il y a des enjeux sociaux sérieux, l'intrigue est bonne et fascinante, la réalisation active, il n'y a pas de bouts plates. Jusqu'à la fin, j'étais dedans. Il y a aussi le fait que ça se passe dans le futur qui m'a bien plu: j'aime bien quand les films proposent une vision du futur, et ici c'est réussi. Alors à voir si on aime Arnold, ça fait partie de ses grands films.








7. The Running Man

Un incursion dans l'ambiance futuriste des années 80; c'est toujours drôle de constater que personne avait prévu que les écrans deviendraient plats: on a ben beau être en 2019, on a des vieilles télé aux coins ronds avec des bons vieux tube-écrans et des ordis aux claviers à grosses touches. Trop comique! Le film, il est moyens je trouve, mais assez original dans son scénario; pour une fois, il s'y passe dequoi de différend des autres film, mais malgré ça c'est prévisible. Je crois que c'est plus le trip du film qu'il faut apprécier que l'effet surprise. Je n'ai pas trop rentré dans le trip, mais je crois que ça peut plaire à d'autres, alors je ne dirai pas de ne pas le voir, c'est un genre que je met dans la catégorie "chancun ses gouts".

mardi 24 mai 2011

À l'origine d'un cri: approuvé!

À l'origine d'un cri

Ce film débute par une scène pour le moins surprenante. Choquante aussi. La caméra fixe un aquarium, on ne fait qu'entendre les paroles, c'est amplement suffisant, on ne veut pas les images.

J'ai bien aimé ce film québécois qui traite de plusieurs sujets difficiles: deuil, alcoolisme, vieillesse, pédophilie, relation père-fils, violence, etc... On se demande comment tout ces sujets peuvent être traités dans un seul film de 1h40? La relation cause à effet y est bien clairement mise en évidence. Bien que les sujets soient lourds, le film est par contre bien balancé et malgré le fait qu'on y retrouve 2 ou 3 scènes cliché, le résultat n'est pas pour le moins satisfaisant. Un bon film de chez nous comme je les aime.

Séraphine: mmmouin....

Séraphine

J'ai écouté ce film dernièrement avec cousine Geneviève. On s'attendait à passer un beau moment de cinéma grâce à un joli petit film français comme seuls les Français savent les faire. Au final, on a malheureusement été un peu déçues. (Je ne veux pas parler pour Geneviève, j'ai seulement l'impression qu'on en a pensé exactement la même chose, à elle de confirmer où de contredire mes paroles.)

En fait, la clé de notre opinion réside sur le fait que nous ne savions pas qu'il s'agissait d'un récit biographique car, au contraire, nous pensions qu'il s'agissait d'une histoire fictive. Le différence est énorme et peut-être que si nous l'avions su, ça aurait changé quelque chose, sûrement en fait.

Mais bon, que dire à propos du film ? Il s'agit de l'histoire, somme toute assez touchante, d'une femme très pauvre et très passionnée par la peinture. Le jour, entre les ménages, elle récolte dans les champs ce qu'il lui faut pour teindre sa peinture, et la nuit, elle peint. Si la prestation de Yolande Moreau est exceptionnelle, le film n'est pas pour le moins parsemé de longueurs qui, au final, donnent un film beaucoup trop long pour ce qu'il devrait être. Dommage.

dimanche 22 mai 2011

Acide, cannibals, fusils et garderie


1. A is for Acid

Je lisais dans Wikipedia et d'un lien à l'autre je tombe sur la page de John George Haigh, un homme qui, dans les années 40, a tué plusieurs personnes pour ensuite les faire fondre dans un bain d'acide sulfurique concentrée qu'il balançait dans les égouts une fois les personnes fondues. Il était persuadé que sans preuve du corps, on ne pourrait jamais l'accuser de meurtre alors il a abusé de sa méthode jusqu'à ce que les multiples disparitions autour de lui sèment le doute et qu'il se rende finalement compte qu'il s'était trompé à propos de la loi. Il fut pendu pour ses crimes. Il y avait aussi quelques parties de corps qui n'étaient pas complètement fondues qui furent retrouvées sur les lieux du crime — un établi dans lequel il emmenait ses victimes pour les faire "visiter" en leur montrant ses inventions.

Quand j'ai vu qu'un téléfilm avait été tourné sur cette histoire, je n'ai pas pu résister. Le film est finalement potable, contrairement à ce que je m'attendais. Ça fait pas trop téléfilm justement, et l'époque y est bien reproduite. Je trouve que le tout est bien raconté et bien acté. Donc j'ai été bien content de cette écoute, qui m'a fait rire par moments! Enfin un tueur original.


2. La montagna del dio cannibale (La montagne du dieu cannibal)

J'avais hâte de le voir lui. Mon ami qui m'a entrainé dans ce trip cannibal ne l'aime pas trop, car je crois qu'il n'y a pas assez d'action pour lui. C'est vrai qu'il y en a des plus sanglants, mais la manière dont l'histoire progresse était plus intéressante, par contre, ce qui fait que ce fut quand même agréable à écouter. Le mystère qui plane à propos de cette montagne est intéressant.

Je me rend compte que ces films de cannibals sont quand même intéressants; c'est un peu comme de l'archéologie humaine au lieu de matérielle: on part en expédition afin de trouver des traces de vielles tribus supposément disparues. Je trouve l'idée super le fun. Donc chaque film de cannibal est soit bon ou mauvais pour nous emmener dans ce trip; ce dernier était un des bons dans cet ordre d'idée.


3. Trip Arnold: Raw Deal

J'étais bien curieux de ce vieux film d'action avec Arnold armé d'un fusil en couverture. Avais-je manqué un bon vieux classique d'action à la Arnold? La réponse est non, en fin de compte. Car ce film est plus long que bon. Quand on s'attend à de l'action et que ça décolle à 20 minutes de la fin sur 1h45, on est bien évidemment déçu. Et le bout avant n'est qu'enquête et discussions sans grand intérêt. En gros, ça s'écoute, mais c'est limite; j'ai trouvé ça un peu décousu et invraisemblable.

Ça me fait un peu peur pour la suite de mon trip: peut-être que les films que j'ai manqués de lui ce n'était pas pour rien: je n'en ai jamais vraiment entendu parler et rien ne les as mis sur mon chemin. Ils sont peut-être tous dans la gang des "pas bons d'Arnold". Mais je continue, quitte à perdre mon temps. Il faut que je le fasse si je veux savoir.


4. Trip Arnold: Kindergarten cop

Bon. Mon premier film plus "familial" de son répertoire. Parce qu'il faut dire que quand on a écouté Terminator, on se méfie d'un film de garderie. Alors, c'était comment?

J'étais curieux de voir son côté vraiment gentil (car j'avais déjà vu une partie de son gentil dans Last action hero). Évidemment, la trame de fond reste assez recette. Mais j'ai quand même apprécié en fin de compte. Je pense qu'il y avait ici quelques bonnes petites leçons par rapport aux enfants et notre manière de les approcher. En passant, le film n'est pas 100 % garderie. Il y a des bouts plus action avec les méchants alors on ne sent pas ça comme étant un film purement famillial gentil gentil. Ya quand même un peu de la sauce Arnold à travers, ce qui me fait me demander si ça s'écoute vraiment en famille, finalement.