mercredi 2 novembre 2011

Court-métrage: Apricot

Très lent, très beau que ce court-métrage de Ben Briand, Apricot — un petit mot qui en dit long. Voilà un regard de qualité sur le premier amour, sur la puissance des souvenirs. Photographie et musique impressionnantes, parfaitement adaptées au thème.

dimanche 30 octobre 2011

Science fiction, horreur et suspense en quatre films

Transfer de Damir Lukacevic (Allemangne, 2008). J’ai vu ce film dans le cadre du festival SPASM. L’idée de base de ce film était vraiment attirante: une agence développe une technologie qui permet de transférer les «données» d’une personne vers une autre personne. Ainsi, le produit qu’elle offre s’adresse aux personnes âgées fortunées qui sentent la fin s’approcher: un nouveau corps jeune et en santé. D’où proviennent ces corps? De personnes en provenance de pays en développement et qui ont besoin d’argent pour soutenir leurs familles. Ainsi, pour 100 000 euros, ils «louent» leur corps. Ce qu’il leur reste? Quatre heures de vie par jour, la nuit, sans liberté de déplacement. J’avais donc de grandes attentes, car l’idée de base du film est excellente. Malheureusement, celles-ci n’ont pas été pleinement comblées. Je ne dirais pas que le film est mauvais, par contre, il y a un petit quelque chose qui sonne faux tout le long du film, un genre de manque de profondeur. C’est dommage. Mais si l’histoire pique votre curiosité, je vous suggère tout de même une écoute.
American Psycho de Mary Harron (2000)

J’ai écouté ce film sans grandes attentes, je ne sais pas, ça doit être le titre… L’histoire nous amène à New York, dans un milieu superficiel et fortuné (pourquoi fortuné rime toujours avec superficiel… est-ce un fait vérifié et prouvé?). Donc, je disais, un milieu superficiel et fortuné où l’on suit de près la vie d’un homme, fils d’un homme d’affaires qui a réussi. Celui-ci suit donc la trace de son père sans grande passion. Il laisse donc sa vie se dérouler sans avoir vraiment l’impression d’y participer. En fait, pour se sentir en vie, il développe une double vie qui n’a rien à voir avec ses activités quotidiennes. Au final, j’ai bien aimé le film qui réussit à brosser un portait sans doute pas très loin de la réalité de la bourgeoisie new-yorkaise. J’ai d’ailleurs vu sur Netflix que le film a une suite... mmmm, pas sûre par contre, on verra.

8213: Gacy House (2010)
Dans la même veine que les nombreux films inspirés par The Blair witch project, ce film est un faux élément retrouvé par la police dans une maison avec six cadavres. Cette fois, on joue le jeu jusqu’au bout: pas de générique, un film anonyme. L’histoire: un groupe de personnes (de type chasseurs de fantômes) se rend dans la maison de John Wayne Gacy, un célèbre tueur en série décédé dans les années 90. Le but de leur séjour: tenter de trouver une explication logique aux évènements soi-disant surnaturels survenus dans cette maison. Pas besoin d’en dire plus. J’ai bien aimé, c’est efficace et ça donne une bonne frousse. Les personnages sont variés, bien joués et il n’y a pas de «too much». (Une chose bizarre par contre: la maison de l'affiche n'est pas la même que celle du film...)

Play Misty for me de Clint Eastwood (1971)
Il s’agit d’un film interprété et réalisé par Clint Eastwood dans les années 70. L’histoire tourne autour de Clint qui est animateur de radio et qui vit une aventure d’un soir avec une nana. Par contre, la fille ne voit pas les choses de la même façon et s’accroche un peu trop à notre homme. En fait, la fille est du type «une fois que tu l’as pinée, elle te suit partout» (expression de gars de garage). Clint qui de son côté tente de récupérer une ancienne flamme se retrouve pris entre deux histoires non compatibles. J’ai vraiment beaucoup aimé ce film, il y a une ambiance vraiment géniale, un cadre magnifique (côte californienne). L’histoire n’est en soit pas si originale, mais le film est très bon. Clin d’œil à cousin: la fille qui joue la «folle» est de la même sorte qu’Audrey Tautou.


jeudi 27 octobre 2011

Kino00 :: Geisha Québec

Un court métrage hilarant sur une Geisha québécoise et son frère passionné des arts martiaux.
Moment fort: la préparation et la dégustation d'un repas "typiquement asiatique".
Le vidéo ne peut pas être intégré à mon commentaire, par contre, vous pouvez le voir en ligne en suivant ce lien: Kino00 :: Geisha Québec

Bonne écoute !

samedi 22 octobre 2011

Nouveauté de la semaine au cinéma : Take Shelter

Franchement, ça a l'air très bon. | Consulter la fiche Médiafilm | Lire l'article sur Cyberpresse


Halloween 2011

Voici des films d'horreur que j'ai vus récemment dans le cadre pré-halloween (parce qu'après, on tombe tout de suite dans la période pré-noël).

1. Bad Taste

La premier long métrage de Peter Jackson; j'avais bien hâte de voir de quoi ça avait l'air. Eh bien finalement, ce n'est pas aussi bon que les attentes que je m'étais créées.

Parce que j'avais adoré Braindead et The Frighteners qui étaient dans ses premiers films et que j'avais mal accueilli ses nouveaux films comme King Kong et Lord of the Rings, je m'étais créé des attentes me disant que vu que c'était dans sa période du début, ça allait être bon. Je dirais plutot moyen pour ma part finalement.

Les idées de «gore» sont originales, faut lui donner ça. L'histoire est elle aussi quand même intéressante. C'est plus le film en gros qui me donne envie de dire: je ne le réécouterai pas. La finale est quelque chose. Ça reste à voir si on est curieux!


2. Erotic Nights of the Living Dead

Bon. Encore un film italien de Joe d'Amatos. Je dois tout de suite dire quelque chose: c'est un des plus mauvais films que j'ai jamais vus. Érotique? À moitié, pis ça arrête tout le temps après que ça a commencé, comme pour nous faire chier. Nights? Le film se passe de jour la majorité du temps. Living dead? À part vers la fin (qu'on a fait avancer tellement on avait hâte que ça finisse), y'a pas grand chose. Donc un titre intéressant avec un film qui ne livre pas du tout la marchandise. En plus, le film est loooooonnnnnnggggg, ça ne finit plus, le film lui-même EST une longueur. Il ne s'y passe absolument rien d'intéressant, la réalisation est morne et ennuyante, les dialogues insipides.

Même par curiosité malsaine, ne vous aventurez pas dans ce film, car il y a une seule chose intéressante à ce film: vous allez être déçus c'est garanti.

3. Night of the demons

J'étais bien curieux de voir si ce film allait être meilleur que les deux films Demons et Demons 2. Réponse: non.

J'étais enthousiaste au début, ces jeunes qui se ramassent dans une vieille maison abandonnée et cette fille qui fait une expérience ésotérique devant le miroir. Mais le film avance ben tranquillement, il ne se passe pas grand chose, ça étire la sauce... et puis ça finit en clichés. Donc ça a bien commencé, mais le reste, pas intéressant. Lui aussi, on a fait avancer vers la fin... Lui aussi, y'a quelque chose d'intéressant qui commence puis tiens, ça finit pour retourner à la lenteur...

Comme sujet, les démons peuvent êtres intéressants à exploiter. Mais à date, je suis bien déçu... y a-t-il un vrai bon film de démons?

4. The Texas Chainsaw Massacre 2

J'avais déjà vu le 1 voilà un bon bout et j'avais quand même apprécié, sans capoter. Mais cette suite est franchement savoureuse. Bon enfin, un bon film d'horreur! Car ici, on y vit vraiment l'expérience de ces malades, on est avec eux! Ya pas de remplissage, le scénario est intéressant. C'est assez original aussi, je n'ai pas souvenir d'un autre film qui m'a fait vivre ce que j'ai vécu dans ce film.

Alors je vous le conseille pour cette Halloween, vous devez au moins voir ça une fois dans le cadre d'une soirée d'horreur!

lundi 17 octobre 2011

Schwarzenegger de retour au cinéma: le clown rend triste


Après avoir soutenu l'invasion américaine en Iraq, défendu la peine de mort en Californie. Après avoir été élu pire gouverneur par le National Ethics Group pour les nombreuses choses louches et d'apparence pas très honnêtes qu'il a faites au cours de son mandat, je ne suis pas certaine qu'on ait vraiment envie de le revoir au grand écran. En tout cas, pas moi. C'est pourtant ce qu'il est en train de faire.

dimanche 16 octobre 2011

Restless: la mort, l'amour, la mer

Jolie découverte que cette fable adolescente plutôt excentrique, véritable cocon de vie et surtout de mort où l'on suit la relation émouvante entre Annabel, une brillante et naturelle jeune fille que ronge une tumeur au cerveau, et le tourmenté Enoch, passionné de funérailles et dont le meilleur (et seul) ami est un fantôme japonais mort durant la Seconde Guerre mondiale.

Nouvel opus du respecté Gus Van Sant (Good Will Hunting) Restless est bâti sur la relation que développent ces deux adolescents, qui se rencontrent au salon funéraire et qui deviennent rapidement d'une complicité déchirante. Car avec la passion d'Annabel pour la nature malgré sa mort imminente, la détresse toute en nuances d'Enoch et leur amour naissant, beau à voir tant il est inespéré, le film fait remonter en nous autant d'émotions qu'en vivent les personnages.

S'il n'a rien d'un chef-d'oeuvre, si au final le rythme est assez lent, Restless remue tout de même parce qu'il sonne vrai et que l'interprétation du duo Mia Wasikowska / Henry Hopper est fascinante. La gravité et la qualité de leur jeu, malgré leur jeune âge, impressionnent — surtout que le long-métrage repose complètement sur eux. Avec le sérieux des thèmes — amour, mort, guerre, abandon — et l'excentricité de la réalisation, voilà un très beau moment cinéma.

jeudi 13 octobre 2011

Essai cinématographique: film sur un tueur en série

Ted Bundy de Matthew Bright (2002)

Il y a quelque temps, j'ai commenté un post de Cousin en disant que j'allais éventuellement écouter un film sur Ted Bundy, l'homme qui a inspiré l'expression "serial killer". J'ai donc passé par-dessus mes préjugés et j'ai regardé le film en m'attendant à une platitude de série B. C'est alors que j'ai tout de même été surprise, le film est bon et le réalisateur s'est adonné à un exercice de style assez intéressant. En effet, le film sort à l'écran comme un vieux film. Je ne sais pas si on a utilisé des caméras vintage, en tout cas, c'est efficace. Outre cela, c'est certain que l'on y raconte l'histoire d'un des pires tueurs en série des États-Unis, il ne faut donc pas s'attendre à une histoire à l'eau de rose; c'est hard core, et ce qui dérange, c'est que c'est arrivé pour vrai.... âmes sensibles s'abstenir.

mercredi 12 octobre 2011

En parlant de Zombies...


Je dois souligner l'excellente, même mieux, sublime série The Walking Dead.

On l'avait écouté l'année passée lors de sa sortie à l'automne et maintenant que la deuxième saison de 13 épisodes s'amorce dès le 16 octobre prochain, j'ai décidé de réécouter la première saison de 6 épisodes depuis une semaine.

J'avais vraiment, je dis vraiment aimé la première fois. La deuxième fois? Pareil! Maudit que c'est BON!!! Extase totale! Sérieux, cette série est la meilleure que j'ai vue à date. Il y a comme une sorte d'ambiance, de rythme, de bon scénario, d'acteurs qui en font un mélange totalement réussi.

Ce fut très difficile en 2010 d'attendre un an pour voir la suite...enfin, dès dimanche, ça va commencer! J'ai vraiment hâte.

Cousine, si tu trippes ne serais-ce qu'un peu sur les zombies, il faut que tu écoute ça. Tape toi la première saison avant la deuxième. Elle est disponible en blue-ray en anglais seulement, mais ça s'écoute bien.

dimanche 9 octobre 2011

Petite soirée d'horreur

Psychose de Alfred Hitchicock (1960)

Comme premier film d'une soirée d'horreur, j'ai décidé de revoir un grand classique du cinéma d'horreur. Quoi dire de plus, sinon que ce film a fait ses preuves, et que c'est un fait bien connu qu'il s'agit d'une des pièces maitresse du réalisateur. Les plus selon moi:
  • Norman Bates, pour sa personnalité totalement tordue
  • La scène de la douche: carrément une scène culte
  • La musique: clef de l'ambiance
  • La maison: mystérieuse et envoûtante
  • La scène finale: exceptionnelle, surtout quand on ne connait pas le punch.

(D'ailleurs, je me demande si elle existe encore cette maison... )


Dawn of the Dead par Zack Snyder (2004)

Quand j'ai écouté ce film, je croyais réellement qu'il s'agissait d'un film de George A. Romero... ce n'est pas de ma faute, c'est ça qui était écrit dans la fiche de Netflix. Je viens tout juste de comprendre en regardant la fiche IMDB qu'il s'agit en fait du remake d'un classique de Romero !!! (SOULAGEMENT) Quel manque de culture de ma part (et quelle crédibilité). N'empêche, cela explique bien des choses que je ne comprenais pas, dont la principale: pourquoi le film est si ordinaire...? Voilà, c'est dit.

Il s'agit donc d'un film de zombie assez ordinaire impliquant deux défauts majeurs (qui ne cadrait pas dans l'idée que je me faisais des films de Romero) 1- le manque d'humour; 2- le dynamisme des zombies.
Explication: premièrement, ce qui caractérise un bon film de zombie c'est l'humour. Que ce soit voulu ou non, un film de zombie, c'est drôle, or ce n'est pas le cas ici. Deuxièmement, le réalisateur ne semble pas avoir compris le concept que des morts-vivants, c'est mort. Donc SVP pas de zombies qui courent plus vite que les vivants, on aime pas ça. Bref, tout ça pour dire que
ce film n'en vaut pas la peine, il y a assez de bons films de zombie pour se passer de celui-là.


Child's Play de Tom Holland (1988)

Quel plaisir que de revoir ce film !!! En le voyant sur Netflix, j'ai eu envie de revoir un extrait, juste pour me remémorer des souvenir et pour voir si il avait bien vieillit. Finalement, je l'ai écouté au complet, c'est bon signe ! J'ai donc éprouvé un réel plaisir à revoir ce film qui, faut le mentionner, a un petit quelque chose de malsain qui est probablement dû au fait que le tueur se retrouve dans la peau d'une poupée et utilise un enfant pour réaliser des meurtres. Ahhh Cuhcky, comme tu m'as manqué. :)

samedi 8 octobre 2011

Monsieur Lazhar

Nouveau film de Philippe Falardeau, qui sera en salle le 28 octobre prochain au Québec, Monsieur Lazhar traite surtout de l'immigration, aussi de l'éducation. Choisi pour représenter le Canada dans la course officielle aux prochains Oscars, ce long-métrage m'a tout l'air d'être fort sympathique. Juste à entendre la musique, je sais déjà que j'irai le voir au cinéma.

mercredi 5 octobre 2011

Spécial mois gratuit de Netflix chez Cousine !

J'ai enfin utilisé mon mois gratuit de Netflix !!!! Et je pense en avoir bien profité. Voici donc ce qui a joué chez moi durant ce mois, qui en fait se prolonge car je n'ai pas annulé l'abonnement. Je vais donc avoir un bill de 7$ le mois prochain, mais en même temps j'aime bien avoir cette abondance de film à portée de main, quand je veux, ce que je veux.... bref, j'aime bien l'expérience. Bon, passons aux choses sérieuses.

MONSTER (2003)
J'avais déjà vu ce film, il y a longtemps. En le voyant sur Netflix, j'ai eu envie de le revoir, ce que j'ai fait, évidemment. Finalement, je n'ai pas regretté la ré-écoute !!! Il s'agit de l'histoire racontant la descente aux enfer de la première "tueuse" en série des États-Unis. Le film est tellement bien joué, la finesse psychologique des personnages est tellement bien montée, le scénario est tellement bon, qu'on en fini par comprendre le délire qui a poussée cette femme écorchée par la vie à commettre ces crimes (on ne l'excuse pas pour autant, nuance!). Je me demande d'ailleurs comment ils ont réussi à faire de Charlize Theron ce monstre malcommode, brutal, imposant, sale et répugnant, elle qui à un air de petite princesse.... fascinant !!! Elle a eu un oscar je crois pour ce film, non ??? Elle le méritait ! Haut la main !



REVENGE OF THE NERDS (1984)

Vous pouvez mettre cette écoute sur le dos de l'alcool. Le fait que j'ai apprécié cette écoute aussi d'ailleurs. Surement autant que le fait que Cousine G ait manqué cette écoute. Je vous épargne les détails. Ceci dit, il s'agit d'un film que j'ai écouté occasionnellement pendant ma jeunesse, surement pour la simple et bonne raison qu'il passait à la télé. C'est niaiseux, grossier, stupide et débile, mais c'est drôle dans un contexte qui permet de l'apprécier. Ceci dit, ce n'est pas pour les jeunes enfants (mais j'avais quel âge dans le temps....?).


Kimjongilia (2009)

Dans un registre beaucoup plus sérieux (et nécessitant beaucoup moins d'alcool), ce film constitue une preuve de plus de l'incroyable phénomène (incroyable est un faible mot) que représente la Corée du Nord. Pourquoi un phénomène ? Parce que, où, dans le monde, les individus sont contrôlés, diminués, humiliés à ce point ??? Pourquoi incroyable ? Parce que vu la mascarade qu'on met en scène pour faire gober la pilule, c'est assez incroyable. En fait, selon moi il n'y a pas de mot dans ce monde pour décrire le drame qui se produit en ce moment dans ce petit pays du nord de l'Asie. Et pourquoi tout le monde s'en fout ?? Je ne sais pas, probablement parce qu'ils sont juste débile et qu' ils n'ont rien, alors on s'en fout. On peut probablement (et très malheureusement) comparer ce pays à un pauvre fou que l'on croise dans la rue. On se dit en nous "Pauvre fou, je ne peut rien pour lui". La Corée du Nord c'est pareil, un pauvre fou pour qui l'on ne peut rien. C'est tout de même un scandale international, un crime contre l'humanité que de laisser faire un tel massacre. Mon arme, la parole. J'en parle, sur le web, à mes amis... mais ça change quoi.....

Ceci dit, j'ai beaucoup apprécié cette écoute qui met en scène des gens qui ont réussi à quitter le pays et à se refaire une vie ailleurs. En Corée du sud pour la plupart. Je souligne tout de même le fait que quelqu'un qui déserte le pays ou qui le trahi ne met pas en péril que sa propre personne, mais toute sa famille. Ainsi, des gens se retrouvent en prison pour un "crime" commis par un oncle, un cousin, un père ou un fils..... il y a tout de même de quoi persuader quelqu'un de ne pas se révolter. Et ça marche. DES ENFOIRÉS !!! DES VRAI !!! Avec à leurs têtes, une enfoirée de dynastie !


À suivre........

Défi Oscar 2011: The Social Network

THE SOCIAL NETWORK, 2010

Oui, je suis toujours une fière participante du défi Oscar 2011 !! Je crois que je suis la seule, mais ça me va, il n'y a pas de compétition! :)

Ainsi, j'ai finalement vu The Social Network, film qui m'intriguait vraiment. Pourquoi? Parce que il s'agit d'une histoire toute récente (c'est vite pour faire un film!), je me demandais si il y avait vraiment sujet à en faire un bon scénario, une bonne oeuvre quoi. Enfin, ça me semblait être tout un défi ! Finalement, j'ai été franchement très agréablement surprise. Au final, j'ai beaucoup aimé le film que je qualifie de dynamique, intriguant et vivant (sans doute grâce à la merveilleuse trame sonore de Trent Reznor). De plus, je note une certaine neutralité concernant les disputes à propos des procès intentés à Mark Zuckerberg, dans le sens où il n'y a pas de prise de position concernant les disputes et Mark n'est pas traité comme un ange, il a été salaud sur certains points et le film le démontre bien (lui même n'a pas démenti les faits suite à la sortie du film).

Il y a également un autre aspect du film que j'ai beaucoup apprécié: il nous permet de comprendre pourquoi Facebook a un tel succès. La clef de l'énigme, selon ma perception, réside dans la personnalité de son fondateur qui a à coeur le fait d'offrir quelque chose de différent et de bien, et non de faire de l'argent facile. Une grande qualité, rare de nos jour. Vraiment un film à voir, mais avec des sous-titres car ça parle vite-vite-vite.


***Je tiens également à préciser que dans le cadre du défi Oscar, j'ai très récemment écouté le film TRUE GRIT et je me suis endormie dessus et j'ai vécu pour la première fois une expérience de somnambulisme... intense et dérangeant !

vendredi 30 septembre 2011

Cinéphile Maniacodépressif

Voici le nouveau terme que je me donne. Car comme les bipolaires, j'ai des downs pendants lesquels je n'écoute presque plus de films puis tout à coup un gros high que je m'en tape pleins.

Je viens donc de terminer un high pendant lequel j'ai eu un retour sur le trip Arnold: il fallait que je me tape ses vieux débuts dans le monde du médiéval fantastique.

Je me suis aussi crinqué à écouter la duologie Crank.


1. Conan the Barbarian

À ma grande surprise, ce n'est pas aussi mauvais et cliché que je m'en aurais attendu. Le film est même de qualité et bien réalisé. Au contraire, on a ici à faire à un bon du genre. J'ai senti que le film a été pris au sérieux pour en raconter l'histoire de la bonne manière. Arnold fitte vraiment avec son rôle, il semble avoir été fait pour ça. C'est drôle de constater qu'il fitte autant que dans Terminator, qui est un film plus futuriste de robots. Il a une face cinématographique (tiens, nouveau terme Cousine! Après les face choquantes, voici les faces cinématographiques!). Donc ce film est à voir pour quiconque s'intéresse à l'univers qui y est dépeint.


2. Conan the Destroyer

Cette suite du premier film est toute aussi bonne je trouve. La même qualité se retrouve et on aime voir la suite de ces aventures. On se sent vraiment immergé dans cet univers, je trouve que les deux films ont cette magie pas toujours présente dans le genre (voir prochain film...). Donc quoi dire de plus, l'histoire continue après le premier et c'est tout aussi plaisant.

Un troisième était supposé voir le jour car la fin du deuxième laisse présager une suite. Il a été en développement, mais Arnold n'était pas disponible. Le film était supposé s'appeler Conan the Conqueror, mais finalement le scripte est devenu le film Kull the Conqueror. Selon Wikipedia, celui qui a écris le script étais très déçu par le film, disant qu'il y avait trop d'interférences de la part du studio. Voyons voir...


3. Kull the Conqueror

Effectivement, on ne sent plus ici l'espèce de magie des deux premiers. Je comprend le scénariste d'être déçu, car je l'ai été aussi. Il y a autre chose aussi: je ne trippe pas trop sur Kevin Sorbo, qui a comme "remplacé" Arnold. Ça a l'air qu'il n'aimait pas l'idée de remplacer justement, ça doit être pour ça qu'ils ont changé Conan par Kull. Donc en fin de compte ce film tombe dans ceux du genre qui n'en valent pas la peine, un film normal sans grand intéret. Dommage, ça aurait été une trilogie superbe si le troisième n'aurait pas vécu tout ces problèmes.


4. Red Sonja

Comme ça fait souvent, il y a toujours des bons films qui partent une mode qui amène son lot de films sous-produits. Celui-ci semble en être un qui vient directement du trip Conan. Car Arnold reprend un rôle, mais cette fois secondaire, de barbare à l'épée. Le rôle principal est une femme, Red Sonja, qui n'aime pas trop les hommes et qui fait son chemin, encore une fois dans ce monde de médiéval fantastique. Malgré qu'il semble que le film ait été vraiment mal critiqué, je l'ai trouvé écoutable quand même. Faut dire que c'étais le même réalisateur que Conan the Destroyer et ça parait je trouve. Donc, pas aussi bon que les Conan, mais bien mieux que Kull.


5. Crank 1 et 2

Pas besoin de faire deux textes différents pour ces films, car ils se suivent comme l'a fait retour vers le futur: on voit la fin du 1 au début du 2 et ça continue.

Je pensait que ces film seraient des films d'actions ordinaires, mais suite à un conseil d'ami, je les écoute.

Et bien j'ai découvers des film vraiment bons. Je dois d'abord souligner la réalisation, qui est vraiment adaptée à ce que le gars traverse. J'ai senti une petite influence du genre de réalisation retrouvée dans Natural Born Killer; entoucas, je serais surpris que le réalisateur n'ait jamais vu ce film. Alors en plus de la réalisation vraiment le fun, le film est bon et ne se prend pas trop au sérieux, c'est juste bien dosé. Mais comme le titre le stipule, c'est vraiment crinqué!! C'est le fun justement parce qu'on ne sent pas de remplissage, le film n'arrête pas et c'est justifié. Toute qu'une ride mes amis, que je me retape bientot c'est assuré, dès que j'ai reçu mes Blu-ray.

En plus, le soundtrack du deuxième film est composé par Mike Patton, le gars de Faith No More, Fantomas et Mr. Bungle. C'est ma blonde qui a reconnu son instrumentalité (Mike Patton est un des ses artiste préféré) et après vérification, ben oui, c'est bien vrai! Un atout de plus très bienvenu!

dimanche 25 septembre 2011

Omar m'a tuer: fascinant


Je sors tout juste de la salle de cinéma. J'y ai serré les dents, ouvert la bouche de stupeur, retenu des injures, pleuré même. Signe que ce long-métrage inspiré de histoire vraie d'Omar Raddad, qui a bouleversé la France dans les années 90, a de quoi remuer.

Dans l'Hexagone, la saga judiciaire de ce jardinier marocain, accusé à tort du meurtre de sa patronne (qui aurait écrit, avec son propre sang et en faisant une faute de grammaire, «Omar m'a tuer» sur le mur de la cave où elle a été assassinée), a fait couler des pots d'encre et courir les journalistes. Ici, Omar Raddad est pratiquement un inconnu — et pourtant, ce n'est pas comme s'il n'y avait pas matière à nous reconnaître dans cette présumée bavure judiciaire.

Bâti sur une chronologie qui va et qui vient dans le temps (entre 1991 et 1998), Omar m'a tuer retrace le fil de l'accusation, du procès et de la vie d'enfer qu'a menée (et mène toujours) l'accusé, dont on s'obstine à clamer la culpabilité malgré les preuves de son innocence. Ses origines maghrébines pèseraient-elles dans la balance? Poser la question...

Après avoir été déçue par l'interprétation de Sami Bouajila dans De vrais mensonges (voir ma critique), je me dois de saluer bien bas l'extraordinaire prestation qu'il nous offre ici. Mis en valeur par une image belle et simple, par une caméra tantôt fixe, tantôt mobile, l'acteur français d'origine tunisienne dévoile le talent rare de parler avec sa peau, avec ses yeux. Sans lui, le film n'aurait aucun squelette.

Manifestement partisan de l'innocence d'Omar, le réalisateur Roschdy Zem nous emmène avec doigté dans l'intimité du présumé coupable, dans ses moments d'incompréhension (il ne parle que très mal le français), de douleur, de rage.

En parallèle aux séquences de discussions judiciaires, les recherches du journaliste Pierre-Emmanuel Vaugrenard (le remarquable Denis Podalydès) sur le cas d'Omar permettent quant à elles de se plonger dans la reconstitution du meurtre et dans la recherche d'information, nécessaire pour entrevoir un brin de vérité. Une enquête qui a donné le livre Omar, la construction d'un coupable, dont s'est largement inspiré Roschdy Zem pour son film.

Une histoire captivante, des interprètes convaincants, un scénario dynamique et un dosage très juste entre information et émotion. Que demander de plus? Voilà un film vrai, clair et éclatant qui a le potentiel nécessaire pour relancer bien des débats.