mardi 20 septembre 2011

Long time, little see

Je ne sais pas ce qui se passe, depuis le premier août que je n'ai pas fait de posts. Le cinéma en a pris un coup dur pour moi cet été. Je vais vous envoyer le peu que j'ai pu voir en ce temps...


1. Carne et Seul Contre Tous

J'ai voulu aller voir les débuts de Gaspar Noe, celui qui a fait Irreversible et Into the void.

J'ai commencé par Seul Contre Tous, mais en voyant Carne, je me suis rendu compte qu'il était le premier de deux films qui se suivent. Mais ce n'étais pas grave, car au début de Seul Contre Tous, il résume de manière étonnamment efficace ce qui se passe dans Carne. Ce dernier étais dans ses premier courts métrages (quand même environ 40 minutes) et il a donc fait une suite en passant au long métrage.

Et bien ces films m'ont surpris par leur aspects assez philosophes. Le personnage principal nous raconte (en narrateur) ses pensées et ses visions de la vie par rapport à ce qui se passe et c'est très pertinent et poussé dans sa réflexion. Le tout a un ton assez négatif, mais en même temps, la vie adulte a son lot de désillusions et cet homme en arrive à son comble. Alors j'ai adoré le tout.

Le film est un film fançais alors si ça vous intéresse...












2. Limitless

J'ai été tout de suite intrigué par ce film en voyant la bande annonce.

Un gars ordinaire qui a une vie qui se laisse aller et un appart un peu tout croche, tombe sur une ancienne connaissance qui a sur lui quelques échantillons d'une nouvelle drogue qui donne accès à la partie du cerveau dont on ne se sert supposément pas (vous savez, on entend dire qu'on utilise seulement 10% de notre cerveau...sauf que dans le film c'est 20%...mais bon ce n'est pas l'important), un accès au subconscient. Puis sa vie change complètement suite à l'essait de cette drogue...

J'ai tout de suite aimé ça. Le film commence bien, je suis content des aspects amenés. Et en fait, ça continue bien aussi. Bien sur, la trame de fond reste un peu à l'américaine, mais sérieux, c'est un très bon film en soit qui fait réfléchir...je dois dire que c'est quelque chose que j'avais déjà pensé à propos de et le film m'a amené bien d'autre pistes de réflexion.

À voir, à moins que l'idée ne vous repousse.



3. Demons 2

Depuis un bout qu'il fallait que je vois cette suite. Même si le 1 ne m'avais pas fait trop tripper, je me lance quand même dans le 2.

Finalement, c'est du même genre que le premier. J'ai eu la même envie que dans le premier : j'avais hâte que ça finisse. Désolé si je n'ai pas grand chose à dire, je ne suis pas trop fan du genre. Mais je dois souligner les effets gores qui sont nombreux et bien faits. Et aussi la toune de Dead Can Dance qui fut utilisée lors de l'arrivée en grande d'un demon.

À voir si on aime le genre.

mercredi 14 septembre 2011

Pot-pourri d'écoutes de fin d'été

Un balcon sur la mer (Nicole Garcia, 2011)

C'est au cinéma que j'ai vu ce dernier opus de Nicole Garcia, réalisatrice française d'origine algérienne qui nous a entre autres donné L'Adversaire — dont les Cousins ont parlé ici l'an dernier. Presque troublant, fait de silence, de dialogues à double fond et de jeux de regards, Un balcon sur la mer est une plongée dans le passé d'un homme et d'une femme ayant partagé leur jeunesse algérienne à l'époque de la guerre d'indépendance. Désormais agent immobilier dans le sud de la France, Marc rencontre une femme venue acheter une grande demeure, dans laquelle il reconnaît la Cathy de son enfance. Sa vie rangée en prend tout un coup, retour dans le passé oblige. Si le film est intriguant, assez puissant même quand on pense aux enjeux historiques et à la photographie intéressante, je reste un peu déçue. Ce n'est pas un mauvais film, mais le jeu des acteurs est parfois bien trop appuyé, le scénario nous embrouille dans ses personnages, s'éternise. L'Algérie natale n'est qu'entraperçue et manque à mon avis de charisme. Aussi, l'interprète de la femme de Marc, Sandrine Kiberlain, est une excellente actrice dont le talent est mal exploité. Cela dit, j'ai bien aimé Marie-Josée Croze, très juste en femme mystère, de même que le jeu des retours dans le passé au moment où ils étaient enfants. À voir quand même.

Le concert (Radu Mihaileanu, 2009)

Quel joli long-métrage que cette mi-comédie mi-drame en français et en russe, qui suit les aléas d'Andrei Filipov, ancien chef d'orchestre licencié en pleine gloire parce qu'il a refusé, au temps de l'Union soviétique, de laisser tomber ses collègues juifs. Trente ans plus tard, concierge pour le même orchestre, il réussit par un tour de passe-passe à reconstituer son orchestre de jadis, avec les musiciens laissés pour compte qui vivent désormais de petits boulots, le tout pour connaître à nouveau la gloire qu'on lui a volée — et à Paris, rien de moins. Basé sur un scénario assez intéressant mêlant histoire et humour, le film se fait quand même un peu long. Et à un moment, les frasques stéréotypées des Russes commencent à agacer. Mais les personnages principaux sont attachants et le concert final, avec la sublime interprétation de Mélanie Laurent — qui signe ici son meilleur rôle à mon avis —, en vaut vraiment le coup.

Les amours imaginaires (Xavier Dolan, 2010)

Que dire de ce deuxième film de Xavier Dolan? Moi qui n'ai jamais vu son J'ai tué ma mère, qui a raflé le Jutra du meilleur film en 2010, impossible de dire que je suis vendue au phénomène. Avec mon regard critique, donc, je dirais que pour un long-métrage basé sur un scénario aussi simple, en voilà un fort réussi. Divisé en deux séquences d'une longueur inégale, Les amours imaginaires est une inspiration, un regard sur l'amour de fin d'adolescence qui prend la forme d'une série de portraits de type monologue, où plusieurs personnages racontent une tranche de leur vie à des interlocuteurs absents, et d'une séquence beaucoup plus longue où l'on côtoie trois personnages — une fille et deux gars — dans une amitié borderline. Dans le sens où amour et amitié s'entremêlent à la limite du supportable: désir, quiproquos, jalousie, affection. Avec son irréprochable photographie, une musique judicieusement choisie et des personnages plus vrais que nature, voilà un beau moment cinéma. Un seul reproche: ça crève les yeux que le réalisateur se regarde — un peu — filmer. C'est ça, aimer le beau...

Case 39 (Christian Alvart, 2009)

Regardé avec Cousine, ce film de suspense mettant en vedette Renée Zellweger correspond en totalité à ce que l'on peut s'attendre d'un suspense américain. Une travailleuse sociale au grand coeur décide de prendre sous son aile une petite fille apparemment incomprise et maltraitée par ses parents, mais l'enfant s'avère être beaucoup plus tordue qu'elle n'en a l'air — un heureux mariage qui vire donc au cauchemar. Comme on peut s'y attendre, l'histoire tombe dans le fantastique et les fantômes, les personnages ont du mal à y croire et les moments d'angoisse extrême, ma foi bien menés, se bousculent au portillon. Mais plus Case 39 avance, plus il s'enfonce, et la finale est d'un pathétisme inconcevable. Vous êtes prévenus.

samedi 3 septembre 2011

Une jolie rentrée cinéma

Avec l'automne qui arrive et les journées qui raccourcissent, les soirées cinéma gagnent en popularité, ne serait-ce que pour se distraire des cours et des devoirs, pour oublier la journée de fou au travail ou la crise du bébé. Voici les tout nouveaux longs-métrages présentement à l'affiche au cinéma ou qui le seront prochainement — et qui me semblent les plus intéressants.

Un balcon sur la mer (Nicole Garcia) ( à l'affiche au Cinéma Beaubien)



Elle s'appelait Sarah (Gilles Paquet-Brenner) (à l'affiche au Cinéma Beaubien)




Submarine (Richard Ayoade) (à l'affiche au Cinéma du Parc)



Les Femmes du 6e étage (Philippe Le Gay) (à l'affiche au Cinéma Beaubien)




Restless (Gus Van Sant) (prochainement)




Melancholia (Lars Von Trier) (prochainement)

mardi 30 août 2011

Update: films vus par Cousine dans l'avion

Le vol entre Montréal et Chicago étant plutôt de courte durée (moins de deux heures), une bonne liste de films me sont passés sous le nez, faute de temps (The True Grit, Gerry, The Fighter, entre autres). Voici donc les films que j'ai choisis parmi les rares films de moins de 100 min.

À l'aller:

Les invités de mon père de Anne Le Ny, 2011

Voyant que Fabrice Luchini jouait dans ce film, j'ai tout de suite sauté sur l'occasion car c'est un acteur que j'aime beaucoup et qui joue toujours dans de bons films. Une valeur sûre, comme on dit. Une fois de plus, j'ai été satisfaite, c'est un bon petit film. Sans entrer dans les détails, l'histoire s'insinue dans une famille de bourgeois dont l'équilibre se retrouve perturbé par la venue d'une jeune Moldave et de sa petite fille dans la vie du père. Cet événement ébranlera tous et chacun. Comme à l'habitude, Fabrice Luchini est à la hauteur en plus d'être très bien assisté par Karine Viard. J'ai bien aimé le film en général sans pour autant le considérer comme un grand film. Mais c'est ce qui fait la force du cinéma français: des films bons, voilà tout.

Au retour:

The year Dolly Parton was my mom de Tara Johns, 2011

Au retour, je me suis laissée tenter par un film canadien qui, je l'avoue, ne m'attirait pas plus qu'il faut, mais il n'y avait pas beaucoup de choix. Finalement, j'ai beaucoup aimé! C'est un film doux amer sur la fin de l'enfance et le début de l'adolescence. Sur les amitiés qui changent, et surtout, sur la recherche de l'identité. Imaginez, apprendre à cette période cruciale de la vie que vous êtes adopté. Le résultat est donc un beau petit film qui se passe dans les années fin 70 / début 80 et qui est mené de front par la petite Julia Sarah Stone qui est toute mignonne dans son rôle de pré-adolescente troublée.

dimanche 21 août 2011

Cousine à Chicago




Je vais à Chicago ! :) Voici donc, comme le veut la tradition, quelque films qui se passent à Chicago:

  • The St. Valentine's Day Massacre (1967)
  • When Harry meet Sally (1989)
  • Wayne's World (1992)
  • Maman j'ai raté l'avion (1990)
  • Le fugitif (1993)
  • Road to Perdition (2002)
Bon cinéma !!

Dans la même collection:

Critique d'affiche

C'est rare qu'une affiche de film me tape sur les nerfs, mais cette fois, c'est trop!! Chaque fois que je la vois, je pense la même chose: kessé ça!?

Non mais, ça veut dire quoi?? Ce sont des danseurs? Des révolutionnaires? Des réfugiés de la 2e guerre mondiale qui ont repéré leur voisin dans la foule??

Je sais bien que ce sont des danseurs, le titre — tout à fait discutable lui aussi — nous en informe. En tout cas, une chose est certaine, je ne sais pas si le film est bon, mais moi, je suis loin d'être vendue!!

samedi 20 août 2011

Un été cinéma... en voyage

C'est pour combler les 6 heures de vol et égayer mon séjour en Californie que j'ai regardé ces cinq longs-métrages, après un été ma foi assez pauvre en termes de cinéma — travail oblige. Un retour très apprécié dans l'univers du septième art.

Red Riding Hood (2011)

Qui ne connaît pas le conte millénaire du Petit chaperon rouge? C'est justement parce qu'il est si commun qu'en faire un film aurait pu s'avérer une catastrophe. Mais dans ce cas-ci, la magie opère: au coeur d'un village reculé au fond des bois, une jeune fille à la peau blanche comme neige se découvre un lien avec le loup-garou, bête féroce tapie dans la forêt et qui, quand elle ne tue pas, épouvante les villageois. Grâce à une caméra mobile et à une atmosphère de tension et de mystère constante, on se retrouve plongé dans cette fable ensorcelante, qui n'a plus rien de la morale un peu macabre pour enfants. Produit par Leonardo DiCaprio (!), Red Riding Hood est un bon divertissement, surtout une plongée réussie dans un univers imaginaire où mort et amour sauvage s'invitent chacun leur tour.


A Better Life (2011)

Los Angeles, terre d'accueil des milliers d'immigrants clandestins qui traversent la frontière depuis le Mexique chaque année. Dans un quartier anonyme, un père de famille, Carlos, et son fils vivent dans une maison modeste, visiblement pauvres comme nombre de leurs compatriotes. Homme à tout faire dans une entreprise d'entretien paysager, Carlos souhaite se sortir de la misère pour que son fils, qui fréquente l'école sans grand intérêt, puisse se bâtir un avenir. Le scénario, pourtant simple, est admirablement bien rendu grâce à l'interprétation des deux personnages principaux et de la chimie père/fils qu'ils partagent. Mis à part quelques scènes ma foi ridicules — où le réalisateur semble avoir voulu donner un genre contemplatif qui ne colle pas du tout à son oeuvre —, A Better Life est un film émouvant, humain, qui nous fait voir de l'intérieur ce que vivent quotidiennement ces immigrants qui quittent leur terre natale, leurs racines, pour fonder leur espoir ailleurs.

Les Invités de mon père (2009)

Premier sourcillement: le scénario ressemble à s'y méprendre à Une brève histoire du tracteur en Ukraine, un livre de Marina Lewycka que j'ai lu à reculons il y a quelques années. Si le film n'est pas une adaptation, il est une oeuvre originale qui manque pourtant d'un souffle de créativité. C'est simple: Lucien, un médecin à la retraite de 80 ans ayant toujours été activement impliqué dans les causes humanitaires, décide d'épouser en blanc une belle immigrante moldave pour lui éviter d'être expulsée de France. Aux abords charitable, ce mariage tourne rapidement à l'enfer pour la famille, qui doit jongler avec le tempérament de feu de madame et l'attitude de plus en plus louche de Lucien. En soi, ce n'est pas une mauvaise comédie, mais disons qu'après avoir lu un livre étant presque une copie conforme du film, le thème devient un peu... éventé. Mais il reste intéressant si vous aimez le chaos familial et les situations improbables.

De vrais mensonges (2009)

Je n'avais jamais entendu parler de ce film où Audrey Tautou, vedette d'Amélie Poulain, tient la vedette. Et ma foi, ce n'est peut-être pas pour rien: mis à part l'interprétation lumineuse de Nathalie Baye, il n'y a pas grand chose d'intéressant à ce long-métrage français, où les quiproquos s'accumulent jusqu'à nous rendre mal à l'aise. Audrey Tautou, en propriétaire de salon égocentrique et abrupte, reçoit un matin une lettre d'amour anonyme de son employé maghrébin, qui la voit dans sa soupe — mais sans la connaître... Tautou, alias Émilie-coeur-de-pierre, décide de faire croire à sa mère célibataire et semi dépressive que cette lettre lui était destinée pour la ramener à la vie. Et la suite n'est que pathétisme, alimenté par les tentatives pour sauver la situation qui s'envenime entre employeur et employé quand le pot aux roses finit par se fracasser. L'interprétation de l'amoureux éconduit, Sami Bouajila, est d'une sécheresse et d'une banalité que j'ai rarement vues, tandis que le film s'étire jusqu'à ce qu'on se demande si on ne rêve pas. Et la chute? N'en parlons pas, j'en ai encore des frissons de désespoir.

The Motorcycle Diaries (2004)

Dernier sur la liste, mais non le moindre: l'épopée du Che Guevara en Amérique Latine, à dos de moto avec Alberto, son complice de l'époque — une aventure qui fera réaliser à ce jeune médecin de 23 ans que sa vocation sera celle d'un révolutionnaire. C'est ce voyage en terres presque vierges, sur un chemin où abondent les peuples indigènes authentiques en manque de justice, que la vie du Che, ses idéaux surtout, se transforment. Porté par des images magnifiques, une caméra observatrice et des dialogues savoureux, mélangeant humour, amour et amitié en doses très justes, The Motorcycle Diaries est le film par excellence pour connaître un brin de la jeunesse du Che et vivre un roadtrip sans sortir de chez soi. Et le film soulève une question: si le Che avait vraiment le tempérament doux et curieux qu'on lui prête dans cette aventure, comment a-t-il bien pu commettre toutes ces atrocités pour le compte du régime Castro?

Another Year


Another Year, drame de Mike Leigh, 2010.

Ce film aborde un sujet des plus pertinent. Le bonheur versus le malheur. Ainsi, Tom et Gerry (!!) forment un couple heureux. Leur existence est simple, mais ils sont de toute évidence heureux et comblés. C'est donc bien malgré eux que leur chaleureuse demeure voit défiler membres de la familles et amis accablés par le malheur.
Insatisfaction, deuil, solitude, alcoolisme, dépression sont des sujets abordé d'une façon toute à fait originale. Et malgré le temps qui passe, Tom et Gerry continuent leur petite vie heureuse au gré de leur jardin et de la bonne cuisine. Un bijou de petit film !!

lundi 1 août 2011

Quelques écoute par-ci par-là

Les 2 prochains films sont dans le cadre de mes soirées horreur avec mon ami.

1. Bloody Birthday (Français: Les tueurs de l'éclipse)

J'ai quand même été surpris par ce film. Car c'est la première fois que des enfants aussi jeunes étaient les protagonistes principaux d'un film de tueurs. Il y a eu Children of the Corn de Stepehn King dont je me souviens, mais c'étais des ados.

Le film est en plus pas trop typique dans sa manière d'être fait, ça ne sent pas Hollywood. Ça semble être une idée qu'un réalisateur a voulu faire sans y mettre trop de fla-fla.

Donc un film troublant dans lequel des enfants décident de tuer sans merci leurs parents et amis. Une trouvaille unique pour les amateurs de films d'horreur.


2. Ultimo mondo cannibale (The Last Cannibal World et/ou Jungle Holocaust)

Enfin, le film de cannibals qui a commencé le phénomène et qui se trouve à être le premier aussi du réalisateur Ruggero Deodato, qui a suivi plus tard avec Cannibal Holocaust.

Je trouve que la mention "un classique" s'applique bien à ce film. Car c'est l'histoire de cannibals de base, celle qui raconte une équipe qui va à la recherche de ces tribues, la trouve, se fait prendre et enfermer dans une cave pour essayer de s'enfuir de cet enfer. Le film n'est pas si gore que ça; quand on voit du gore, c'est juste les tripes et les dedans de corps car c'est leur nourriture. Mais pas de gore méchant ou gratuit, pour ainsi dire. Le but du film ne semble pas d'être le plus violent, mais bien de nous montrer la tribue et leurs habitudes. On voit les cannibals longuement, leurs enfants, leur vie.

Alors le film semble plus focuser sur la tribue en tant que tel et nos personnages principaux à travers eux. Donc en comparant avec les autres qui ont suivi, ce premier dans le genre est à voir absolument pour quiconque aime le genre. Car suite à ce film, les autres semblent plus focuser sur la peur et la violence de ces tribues que sur leur vie. Et le plus drôle, c'est que le second film de ce réalisateur (Cannibal Holocaust) est la référence en ce domaine.

Donc c'est maintenant clair, Ruggero Deodato est la référence pour tout ce qui a de cannibal. Il en a fait juste deux et ce sont les meilleurs. Les autres réalisateurs semblent seulement avoir suivi la recette en essayant de faire aussi bon.

Il étais supposé en faire un troisième, Cannibals, mais le project semble avoir été abandonné. Dommage, vraiment dommage.


3. Street trash

Un genre que m'a fait découvrir The Toxic Avenger et duquel je me rappelais une scène d'un film...je raconte ça a mon ami "pis un manné un gars de fait couper la bitte et il la tire à ses amis et ça se passe dans une cour à scrap" et mon ami de répondre apres quelques instants à réfléchir: Street Trash. Ça fesait des années que je me rappelais de cette scène sans pouvoir savoir de quel film ça venais et c'est mon compère de film d'horreur qui m'a éclairé en fin du compte.

Malgré un peu de longueurs, le film m'a quand même intéressé. Ce genre de film, les films "trash", ça a dequoi de comique. C'est comme du cinéma underground qui se laisse plus aller au délire et à l'absurde. On y cotoie du monde qu'on ne cotoie pas normalement, ni dans la vraie vie ni dans le cinéma en général. Alors ça donne dequoi de trash justement.

D'après moi, ça en est un à voir dans le genre, sans en être le meilleur.



4. Hobo with a Shotgun

Comme par hasard, un compère de travail à ma blonde lui conseille de voir Hobo with a Shotgun, un nouveau dans le genre trash, en plus d'être le résultat d'un faux preview de Grindhouse comme l'a été Machete.

Alors bien sur que je me lance avec ma blonde. Et bien, ce fut un bon film! Un film à la violence satisfaisante, comme je le souhaite. Ça prend un petit bout avant que le film décolle, mais ça reste bon. Fait intéressant, le Hobo est joué par le méchant de Blade Runner, Rutger Hauer.

Mon troisième film trash! Je commence définitivement à apprécier le genre.


5. Océans

Une sorte de documentaire visuel qui nous montre la vie marine de manière grandiose. Biensur, quiconque est intéressé par de belles images de la vie doit voir ce film. Avec le HD maintenant, la vie nous est présentée avec un visuel de plus en plus époustoufflant. C'est beau, mais pour une raison difficile à cerner, je n'ai pas tant envie de le réécouter tout de suite. Je crois que c'est peut-être le rythme ou un petit manque de variété. Il y a un narrateur qui nous parle de temps en temps, mais le tout n'a pas vraiment d'histoire; c'est plutot un collage de belles images.





6. The Visitor

Un film assez surprenant. Ça ne vire pas du tout comme on pourrais s'attendre au début. Un film original, franchement. Le personnage principal est unique, je n'avais jamais vu ça avant. Je trouve que c'est une belle histoire et le film est capable de la rendre intéressante. Je ne sais pas trop quoi dire pour vous convaincre de l'écouter, mais c'est définitivement à voir pour un cinéphile.

mercredi 20 juillet 2011

Unknown: typique mais intriguant

Après avoir interprété l'élégant et inoubliable Oscar Schindler dans le film de Spielberg, en 1993, Liam Neeson s'est fait discret. Ses plusieurs rôles dans des films qui ont fait jaser n'ont jamais fait parler de lui. Raison pour laquelle le long-métrage Unknown, qui le propulse de nouveau au premier plan, ne pouvait que m'intriguer. Avec en plus de de l'action bien croustillante et une intrigue à l'américaine, je me suis dit que ça sortirait des sentiers que je bats habituellement.

Avis aux adeptes de films américains à gros budget: si Unknown fait un large usage de poursuites automobiles, d'explosions et de chasses à l'homme dignes de la CIA, il navigue quand même entre deux eaux. Car il creuse — peu profondément, certes — le thème de l'identité et de la morale humaine. Comment un homme qui subit un choc peut-il oublier à ce point qui il est? Et découvrir quelque chose sur lui-même de pire encore?

En voyage à Berlin avec sa femme, le Dr Martin Harris se retrouve à l'hôpital à la suite d'un accident de voiture. Sans papiers, sonné, il retourne à son hôtel trois jours plus tard pour s'apercevoir qu'un autre homme lui a volé son identité. Et qu'il se promène au bras de sa femme. Pourquoi? Comment? C'est ce que tentera de prouver le pauvre docteur en remontant le cours des événements. L'histoire nous emporte, bien sûr, mais on soupire devant les scènes encore trop typiques. Quoique la fin a quelque chose de... déroutant. À voir deux fois plutôt qu'une, pour mieux comprendre...

mardi 19 juillet 2011

Défi Oscar: Winter's Bone

Winter's Bone

Petit à petit, j'avance dans mes écoutes des films nominés aux Oscars 2011. Cette fois, il s'agit d'un drame se passant dans un lieu perdu du Missouri, au centre des É-U. Là ou le film est frappant, c'est dans le cadre qui entoure cette histoire: on y ressent très fortement le poids de la pauvreté et du désespoir dans chacun des personnages. Une chose est certaine, ce film n'a rien à voir avec le film américain typique qui évolue dans une banlieue chic où tout le monde il est beau et fin. Sinon, le film en soit est pas mal, il y a une bonne intrigue et les acteurs sont excellents. Ceci dit, ce n'est tout de même pas le meilleur film de l'année. À voir si vous avez envie d'avoir un autre point de vue des États-Unis.

dimanche 10 juillet 2011

Série d'écoutes de Cousin

1. Borderline

Comme ma soeur me l'a recommandé, je me lance.

Finalement, un très bon film qui fait réfléchir et qui nous transporte bien dans le monde qu'il veut nous montrer. Le personnage principal est perturbant et réussi; je me suis demandé quelques fois qu'est-ce que je ferais à la place des personnes qui l'entourent. Je trouve que ce qu'elle vit et ce qui lui arrive sont de belles représentations de ce qu'une personne comme elle attirerait dans la vraie vie. Un film psychologique intéressant, à voir si on aime le genre.






2. Lucky

Un documentaire qui s'insinue dans la vie de gagnants à la loterie américaine et qui nous montre ce qui leur est arrivé suite à cet événement, s'ils sont devenus vraiment heureux.

C'est là qu'on voit que la personnalité d'une personne peut ressortir en pire ou mieux. Le film est bien éqilibré, on passe du vraiment heureux à celui qui a raté son coup. Le tout m'a fasciné car depuis longtemps que je me demande comment des gagnants de loteries prennent ça et comment leur vie change.

22 millions: un travailleur à une usine Con Agra, un vietnamien. Lui, ça a totalement bien changé sa vie. Il s'est construit 4 ou 5 maisons une à côté de l'autre pour réunir son monde près de lui. Il a fait construire une super baraque au Vietnam pour sa famille lointaine afin d'améliorer leurs conditions de vie. Plein de monde vivent dedans comme en communauté. Il a vraiment fait du bien à lui-même et sa famille et semble vraiment heureux de son sort, il a facilement le sourire!

106 milions: un couple normal avec deux enfants. Eux semblent quand même contents, mais leur vie a changé pas nécessairement pour le meilleur: ils disent se sentir "à part" des autres. Ils se sont éloignés de leurs amis et ça s'est fait tout seul car le niveau et rythme de vie est devenu trop différent de leurs anciens amis. L'homme a même avoué qu'un de ses amis qu'il connaît depuis 25 ans n'était plus capable d'être à ses côtés car selon cet ami, c'est lui qui aurait dû gagner. Les enfants ont dû passer plusieurs semaines en dedans de la maison car sortir devenait dangereux de se faire enlever pour une rançon ou de quoi du genre.

5 millions: un gars qui vivait carrément dans la pauvreté extrême, son appart plein de chats, la barbe longue et quasiment dans un état de dépression permanente. Avec son argent, il a coupé sa barbe, il allait mieux et cela lui a donné le boost qu'il avait besoin pour redonner un sens à sa vie. Il a fini par vivre seul dans une chambre de motel en permanence; il sort donner de la bouffe dehors aux chats des alentours et mange constamment au restaurant. Il dit qu'il veut profiter du paradis qu'il vit suite à l'enfer qu'il a vécu.

16 millions: l'exemple parfait du gars qui a mal utilisé son argent. Il a fait plein de dépenses farfelues et totalement inutiles si bien qu'il a gaspillé tout son argent et qu'il en avait plus et a dû retourner faire un travail poche pour finir ses vieux jours. Le gars à qui ça n'aurait pas dû arriver.

22 millions: un mathématicien. Je ne me souviens plus trop de son histoire, mais je crois que ça allait quand même bien.

Alors toute qu'une écoute.


3. RIP — A remix manifesto

Un documentaire qui parle des droits d'auteurs dans la musique et en général. On comprend bien comment ça marche et comment ça a commencé. On voit du monde qui ont été poursuivis par des grosses compagnies pour avoir téléchargé quelques tounes sur Internet. Le documentaire montre avec efficacité comment les compagnies refusent d'évoluer avec la société et les nouveaux médiums de distributions. Comment ils ne pensent qu'à l'argent avant toute chose. On voit aussi un certain DJ qui fait sa musique en utilisant et mixant des bouts de tounes déjà existants et comment c'est difficile dans son cas de juste faire ce qu'il aime sans vivre constamment dans la peur de violer les droits d'auteurs.

Bref, un excellent docu sur le sujet, à voir.


4. The Birdcage

J'avais hâte de voir ce remake de La Cage Aux Folles et de voir si le tout était à la hauteur.

En fin de compte, pas tellement. Ça aurait pu être bien pire et j'en suis conscient. Alors ce n'est pas raté. Mais ça n'a pas non plus le charme et la trempe de l'original français. Robin William ne me semble pas à son meilleur, et le gars qui fait la folle est mal choisi à mon avis. Vous savez, quand vous aimez un personnage dans l'original, vous avez peur de l'acteur dans le remake et cette fois ma peur s'est réalisée: de tout le film, je ne m'y suis jamais fait. Pour dire vrai, j'avais hâte que le film finisse. Ça m'a rappelé le ramake du Dîner de Cons; pas nécessaire à voir du tout.


5. The Rocky Horror picture show

Depuis que je suis assez jeune que l'affiche de ce film m'intrigue. J'ai récemment eu l'idée d'enfin l'écouter après toute ces années! Je sais que c'est une comédie musicale, mais je me dis que c'est peut-être le film qui va me lancer dans le genre.

C'est plate à dire et j'aurais aimé que ça fasse autrement, mais j'ai arrêté mon écoute après en certain temps, au moins 30 ou 40 minutes. Pourquoi? C'est un mélange de la musique plate typique et de l'histoire que je commençais à trouver banale et prévisible qui ont eu raison de moi.

Au début, la musique m'a fait sourciller, mais bon fallait bien que je continue pour voir. Et ça a commencé à être intéressant car j'ai un gros faible pour les histoire de monde qui tombent en raque dans la nuit dans la forêt avec de la pluie et qui trouvent refuge dans un manoir bizarre. Alors moi j'étais super content. Mais j'ai fini par trouver le tout typiquement américain et sans intérêt après un bout; mon intérêt s'est comme estompé rapidement.

Mais je dois absolument faire une remarque assez intéressante: Tim Curry, qui est un acteur que je n'aime pas beaucoup, fait ici sa meilleure performance à vie selon moi. Même si je n'ai pas vu tout le film, j'ai été très surpris, il avait son rôle à la perfection.


6. Veronika decides to die

Un deuxième conseillé par Geneviève.

Un bon film psychologie, quoique le traitement et la réalisation restent dans le commum du genre. Mais ce n'est pas une raison pour passer à coté de ce film si des sujets comme le suicide et l'espoir vous interpellent. Car ce film les rend bien et j'ai aimé la progression du personnage. Ça n'a pas le choix de faire réfléchir. À voir si les sujets traités vous intéressent.

jeudi 7 juillet 2011

Les Bagnooooles 2

Je me suis sérieusement questionnée sur la pertinence de parler de ce film ici car ce qui m'a poussé à aller le voir au cinéma relève beaucoup plus de ma position de marraine que de mes qualités de cinéphile. Je me suis donc rendue au cinéma par un (très) chaud avant-midi de juillet "armée" d'une veste bien chaude pour affronter la glaciale salle obscure. Quelles étaient mes attentes, mis à part faire plaisir à mon filleul ? Espérer que ce ne soit pas trop long !! En vain, car le film dure presque 2 heures (106 min), ce qui est un peu exagéré compte tenu du fait qu'il s'adresse à un publique très jeune (et à leurs parents...). J'aurais peut-être plus apprécié s'il avait duré 1h20. Ceci dit, mis à part quelques scènes hilarantes à la James Bond ainsi qu'une savoureuse reproduction "bagnolesque" de la culture nippone, le reste est d'un ennui des plus ennuyants.

We miss you: court-métrage

Un court-métrage étonnant, au thème rarement traité et à la chute inattendue. Je n'en dis pas plus, mais j'aimerais connaître vos impressions.

lundi 4 juillet 2011

The Tree of Life: à fleur de peau

Comme un grand arbre qui bat au vent, le très réussi The Tree of Life, dernière oeuvre de Terrence Malick, a des racines profondes et un port majestueux. Du plus petit bourgeon de la vie jusqu'à ses désillusions de milieu d'existence, le long-métrage remonte l'histoire d'une famille américaine des années cinquante dans un récit impressionniste, un jeu d'images, de sons et de pensées qui laisse le cinéphile ébahi.

Presque sans dialogues directs, The Tree of Life recourt plutôt à l'usage d'un narrateur chuchotant, qui pose des questions aux allures de quête sans vraiment attendre une réponse. Si la voix est parfois celle de la mère, c'est surtout le fils aîné de la famille qui, une fois dans la fleur de l'âge, revient sur sa jeunesse et sur sa relation avec son père. L'essentiel du film se déroule donc dans le passé, dans l'enfance à la fois tranquille et dure qu'il a traversée, et questionne l'existence de la foi de même que le sens de la vie.

Mais rien n'est trop lourd. Les images, d'une beauté à couper le souffle, et le port de la caméra, qui vogue comme sur une mer incertaine, nous font voler au-dessus de ce petit condensé d'humanité dans ce qu'elle a de plus simple, de si gracieux, et aussi dans ce qu'elle a de blessures. Quelques scènes de nature, très contemplatives, sont superflues ou alors trop longues. Sachez être patients, car c'est la seule zone d'ombre à ce film en gouttes de soleil, un régal de ces petits détails naïfs qui cachent au fond tout ce qu'on ne voit plus.

Inutile de dire que Brad Pitt brille tout autant que Sean Penn: on les dirait moulés dans un rôle quasi muet où l'émotion transperce la peau plutôt que les yeux. La mère de famille, délicate Jessica Chastain, et les trois jeunes garçons sont tous plus vrais que nature. Dans la cour, à l'église, à table, dans la chambre, on se faufile partout en ayant droit à ce que j'appellerais des moments volés. Et c'est peut-être justement ce qui fait de Tree of Life un quasi chef-d'oeuvre: il est notre portrait, tout simplement.