mercredi 8 février 2012

Un peu d'eau de rose

Je suis loin d'être une fan de comédies romantiques, mais quelques propositions culturellement intrigantes m'ont récemment fait dévier. Alors, un peu comme Cousin et Cousine, je vous propose quelques critiques de ce genre cinématographique qui m'est encore relativement inconnu — et qui se rapproche par moments du roman Harlequin: une seule et même recette, seulement les visages qui changent.

Dirty Dancing: Havana Nights (2004)

Tourné à Cuba même dans la fascinante La Havane, ce deuxième opus du légendaire Dirty Dancing (sorti en 1987 avec Patrick Swayze) vaut bien un détour: cette histoire d'une jeune Américaine que le travail de son père amène à Cuba en 1958 nous fait voir, en plus de nous plonger dans les rythmes chauds de la danse cubaine, l'inégalité des classes sociales et la teneur des relations américano-cubaines à cette époque, en pleine guerre froide. Sur fond de soleil et de tropiques, on suit la relation de Javier (rafraîchissant Diego Luna) et de Katey (rayonnante Romula Garai), qui incarnent le couple de danseurs à l'amour interdit — mais un amour sympathique et réaliste. Leur jeu crédible et leur étonnante chimie à l'écran nous font passer un bon moment. Je vous mets au défi de ne pas danser sur le générique...

Leap Year (2010)

On m'avait alléchée avec la promesse de beaux paysages d'Irlande, ce fut gagné: les terres grandioses de cette île verdoyante sont bien rendues. D'ailleurs le sujet s'y prête bien: une Américaine engoncée (prévisible Amy Adams) va rejoindre son fiancé pour le demander en mariage (!) et, ô surprise, la demoiselle se perd en chemin. Sur sa route de fonds de villages — dont la population est déplorablement caricaturée —, elle rencontre un Irlandais à l'accent épouvantable (ordinaire Matthew Goode) avec lequel elle tisse des liens ambigus — amitié, amour, haine? Film d'amour typique, quoi. Cela dit, une fois passés les moments décourageants — e.g. le lancer du soulier et le désastre de la chambre —, on se demande quand même comment la fin, bien sûr écrite dans le ciel, va finir par se dénouer. À vous de voir si les paysages d'Irlande en valent la peine...

Last Night (2010)

Pour moi, ce long-métrage est le parfait exemple du drame romantique juste assez bien dosé entre troubles et désirs, entre passé, présent et avenir, avec toutes les considérations psychologiques que cela implique. Tout le film, un peu à l'image de Little Children, suit l'histoire de deux «couples». Une femme mariée, Joanna (intéressante Keira Knightley), reproche à son mari d'avoir un oeil sur sa collègue, laquelle lui fait des avances pendant un voyage d'affaires. Pendant ledit voyage, un ancien amoureux de Joanna, Alex (excellent Guillaume Canet), refait surface alors qu'il est de passage à New York. Chaque «nouveau couple» traverse donc une phase croissante de désir et de doutes, le tout servi sur fond de réflexions jamais trop indigestes. Très bien acté et superbement réalisé, ce long-métrage est à mon avis un vrai bijou du genre. Le suspense monte, le désir aussi, et la fin laisse pantois. Vraiment, à voir.

lundi 6 février 2012

Le trip science-fiction de cousine

Ces temps-ci, je me sens un peu comme Cousin, c'est-à-dire que je suis un peu ennuyée et blasée par le cinéma et que je ne sais plus quoi regarder. J'ai donc décidé de sortir de l'ordinaire et de regarder des films d'un style qui, habituellement, ne m'intéresse pas trop. J'ai donc choisi pour cette fois d'aller vers la science-fiction.


 La Planète des Singes de Fraklin J, Schaffner, US, 1968

Ça faisait un moment que j'avais envie de voir ce "classique" des années 60. Je dois avouer que je me suis bien marrée. J'ai tout de même essayé de faire abstraction des mauvais maquillages, costumes et décors pour apprécier le film. Malheureusement, je pense qu'il est tout simplement désuet. J'ai tout de même apprécié de voir enfin ce film qui a marqué mon enfance par son apparition dans un livre que j'avais quand j'étais jeune. Par contre, je n'ai pas nécessairement envie de voir le remake, j'ai eu ma dose quoi!

Moon de Dunkan Jones, Irlande, 2009

Cette écoute a été une agréable surprise. C'est l'histoire d'un gars qui est sur la lune, seul, pour une mission de trois ans. À deux semaines de son retour sur terre, des choses étranges se produisent. Je ne peux pas en dire plus, sinon que j'ai trouvé le film excellent. Malgré un nombre limité d'acteurs et de dialogues, on a réussi à tisser un scénario accrocheur et une intrigue surprenante. Un film unique et original. Une belle intrusion pour moi dans le merveilleux monde de la science-fiction.


jeudi 2 février 2012

Les Lavigueur en trilogie

La trilogie des "Lavigueurs" (Flodder)













On en a tous entendu parler un peu, de ces Lavigueur. Une série québécoise est sortie relatant leur "vraie" histoire. Probablement à cause de la confusion que ces films peuvent provoquer; en effet, ce sont en fait des films venant des Pays-Bas qui sont en néerlandais, et qui ont été traduit en joual québécois.











Alors suite à ces écoutes, je dois dire que ça a son charme. On s'attache à ces personnages aux valeurs différentes mais qui ne sont pas si mauvaises en fin de compte. Il y a quand même une certaine morale aux films et elle est bonne. C'est principalement une comparaison de la vie des riches et de celle des pauvres. Alors évidemment on a droit à toutes sortes de situations loufoques.








Les 3 films s'équivalent, c'est aussi le même réalisateur qui a en plus composé la musique. Mais le troisième film a un aspect décevant: deux acteurs principaux ont été remplacés, ce qui m'a personnellement donné un coup et j'ai eu de la difficulté à aimer le film juste à cause de ça. Mais de base, le troisième a une bonne idée tout de même. Je suppose que les acteurs n'étaient plus disponibles.

À voir si on a un intérêt!





Maintenant, d'autres écoutes Stephen King


1. Apt Pupil

Un excellent film. Un jeune garçon veut en savoir plus sur la Deuxième guerre mondiale que ce que son école lui raconte et va consulter un vieux criminel de guerre nazi. Le tout est bien réalisé et ce qui arrive est intéressant. Une histoire originale et intense de la part de SK, une surprise. Un de ses meilleurs. À voir, vraiment.











2. Cujo

Eh bien autant que le précédent film montre le talent de SK, autant que celui-ci nous montre son côté ordinaire routinier. Je veux dire par là que parfois les histoires de SK se résument en une menace (loup, tueur, vampire, chien, bibitte caverneuse, araignée, auto, camion, tout ce que vous voulez) qui décime du monde et qu'il faut arrêter; et dépendant de la manière que le film est fait, ça va être bon ou tout simplement une nullité.

Alors ici, c'est un chien qui a on ne sait quoi, mais qui tue. C'est tout. Moi et ma blonde on a arrêté ça avant le milieu, on perdait notre soirée. Je suis même allé voir rapidement en avançant, rien d'intéressant. Ça m'a rappelé Silver Bullet qui était un loup-garou à la place, mais tout aussi vide de sens.




3. Graveyard Shift

Ici aussi, assez ordinaire. Une autre menace ici, les rats. On a fini le film, mais ce ne fut pas sans hâte d'en finir. Alors, je n'ai rien de plus à dire...
















4. Hearts in Atlantis

Je suis perplexe ici. Le film est un assez grosse production, avec Anthony Hopkins dans le rôle principal. Mais l'histoire, ainsi que la réalisation assez typique, en font un film plate à écouter, tout simplement. Ici aussi, on l'a arrêté en plein milieu. Il y a certains clichés dans la manière dont le film est réalisé, c'est dur à expliquer en mots, mais moi, je n'aime pas ça. Certains films semblent être réalisés d'une certaine "manière" prédéfinie pour donner un "genre" particulier; c'est ça ici, et ça ménerve.









5. The night Flier

Encore une histoire d'une menace qu'il faut arrêter, mais ici c'est réussi. Ça a été amené de la bonne manière et donc on a tout écouté et nous étions satisfaits à la fin. Alors un bon film de SK, comme on les aime! Un bon exemple de ce que je disais plus haut, que parfois ces histoires de menaces peuvent être réussies si elle sont bien faites.









6. Thinner

Bon, ici on a un autre excellent film de SK. Un homme se met à maigrir rapidement et se met à en chercher la cause. Mais sa se déroule d'une maniere assez originale, je ne m'attendais pas à ça au départ. Le film est intéressant, bien réalisé. Il sait garder notre intérêt. Il s'y passe toute une histoire, bien expliquée. Donc, un film satisfaisant. Le deuxième meilleur de la présente liste, après Apt Pupil.

samedi 28 janvier 2012

Défi Oscar 2011: In a Better World

In a Better World, le film danois qui a vaincu Incendies aux Oscar 2011 pour le prix du Meilleur film étranger... Je comprends maintenant pourquoi il a gagné. Ce n'est pas parce qu'il est bon. Le film est bon, ceci dit, c'est loin d'être un mauvais film. Mais, selon moi, il a gagné parce que c'est un film 100 % américain, sans l'être. On est très loin ici de Lars Von Trier et sa bande de Dogme95. On a plutôt affaire à un film qui se situe quelque part entre Babel et Crash, vous voyez? Tous les personnages vivent une situation difficile, tous en tirent une bonne leçon de vie, et finalement, le tout se clôture par un beau "happy ending". Il y a même des scènes en Afrique! Donc pas un mauvais film, mais un traitement à l'américaine. Franchement, Incendies aurait vraiment mérité de gagner... mais que voulez-vous, ce sont des Américains qui choisissent les gagnants.

dimanche 15 janvier 2012

De la puissance au cinéma

The Descendants (Alexander Payne — 2011)

On en parle déjà comme d'un sérieux candidat pour la course aux Oscars, même comme l'un des meilleurs films de l'année — et elle débute à peine! Des commentaires qui témoignent toutefois d'une réalité: The Descendants est excellent. Campé dans le «paradis» hawaïen — rarement filmé —, le long-métrage s'insinue dans le quotidien d'un avocat père de famille (fabuleux George Clooney), qui doit gérer ses deux adolescentes quand sa femme tombe dans un profond coma. Sur fond de musique locale et de paysages remarquables, The Descendants utilise un humour délicat et se fait pertinent dans le traitement de la mort, de l'amour, surtout de la famille. Quelle justesse, quelle humanité dans le ton! Les personnages sont tous, sans exception, touchants dans leurs imperfections et leur spontanéité. Jusqu'à la fin on rit, on s'exclame, on s'émeut, et on pleure un peu. Chapeau.

The Edge of Love (John Maybury — 2008)

En plus d'être visuellement réussi, ce drame ayant pour cadre la Deuxième guerre mondiale aborde des aspects moins familiers du grand conflit: la vie des poètes, des amoureux, des pin-up girls — autrement dit, ceux qui subissent la guerre sans y prendre part. Faisant appel à un sporadique narrateur poète, axé sur l'amour d'un homme partagé par deux femmes que tout devrait opposer, The Edge of Love parle aussi de complicité féminine, de maternité et du syndrome post-traumatique, fort bien illustré. Si le jeu de Keira Knightley n'est que bien, celui de Sienna Miller, en revanche, est lumineux. Un film fort, poignant, qui démarre un peu sur les chapeaux de roues mais qui nous emporte dans des chemins inattendus, jusqu'à ce grand bord de la mer où se dénouent ces intrigants destins.

Little Children (Todd Field — 2006)

Commencez-le et vous ne pourrez plus vous arrêter. Long-métrage acclamé par la critique, adapté du livre de Tom Perrotta, Little Children porte un titre bon enfant mais cache de bien sérieux sujets: adultère, sexe et pédophilie, entre autres. Dans une banlieue tranquille et plutôt chic de Boston, des mères de famille américaines conventionnelles — comprendre: particulièrement étroites d'esprit et conservatrices — se rencontrent au parc avec leurs enfants. Sur ce fond de discussions sans substance on découvre Sarah (crédible Kate Winslet), jeune mère maladroite et mariée, laquelle développe une amitié malsaine avec Brad (excellent Patrick Wilson), un père à la maison qui, même trentenaire, se cherche un destin. Film lent, sourd, qui monte vers sa finale retentissante, Little Children est une analyse perspicace de nos plus bestiaux désirs, de notre société intolérante et de nos familles dysfonctionnelles. Un film parfaitement réussi où l'on navigue de désirs en malaises.

samedi 14 janvier 2012

L'été n'est plus une raison

L'été passé, je disais que c'était à cause du beau temps que j'avais pris un mois avant de faire un post — et voilà que ça fait un mois et 10 jours en plein hiver.

Après mes phases intensives d'écoutes de films que j'ai eues parfois sur ce blog, on dirait que mon enthousiasme cinématographique a baissé en général. J'ai plus envie de bien choisir mes films et d'en écouter un de temps en temps. J'ai aussi l'impression qu'il y a moins de films qui sont vraiment bons maintenant. Soit j'ai tout découvert ce qu'il y a de vraiment bon, soit plus personne ne sort de vrais bons films ou ma passion du cinéma a tout simplement baissé; un mélange de tout ça probablement.

Avant dans ma vie, je pouvais vraiment tripper fort sur un film et le réécouter de nombreuses fois. C'est arrivé avec pleins de films, genre tous ceux de ma cinémathèque personnelle. On dirait que ma ferveur a baissé aujourd'hui. J'écoute plus souvent de nouveaux films au lieu de réécouter plein de fois les mêmes. Ceux que j'aime vraiment et que j'achète se font plus rares.

Mais bon, je crois que c'est normal, tout le monde change/évolue plus ou moins dans la vie. Malgré cela, je vais bien évidemment toujours garder cette passion en moi, juste moins fort que dans mon plus jeune temps.

Il y a aussi le fait que je me rends de plus en plus compte du nombre inimaginable de films qui sortent partout sur la terre et cela me décourage. Avant, j'étais moins conscient du monde du cinéma, genre plus dans une bulle. Je regardais des films dont les gens me parlaient, ceux qu'il y avait au club vidéo, ceux qui passaient à la télé, ceux des réalisateurs que je suivais et dont je découvrais la filmographie. Mais maintenant, surtout grace à Internet, je me rends compte de tout ce qui sort à chaque année, en plus de tout ce qui existe déjà depuis le début du cinéma. Résultat, j'ai comme une impression d'infini et ça fait bizarre.

Bref, je vais y aller un à la fois, le but n'est pas la quantité mais la qualité. Je vais regarder ce qui m'intrigue et ce que les gens me conseillent.

Ah oui, j'oubliais. Le cinéma n'est qu'une parcelle de ce qui s'écoute; imaginez, il y a autant de séries télé, de dessins animés, de documentaires, d'émissions de télé, de films pour la télé sans compter Bollywood, qui en sort une quantité astronomique chaque année. Le monde crée sans arrêt, il y a trop de choix. Je n'en reviens comme pas...

Ça fait drôle de penser qu'en regardant ma bibliothèque de films, on aurait tendance à penser «tabarnouche, y'en a des films!», mais qu'en fin du compte, cette quantité est probablement ce qui se fait dans le monde en un mois. Incroyable.

Bons, je vais passer à mes écoutes suite à ces confessions de la nouvelle année.


1. La Morte Vivante

Drôle de film. On dirait un drame de film d'après-midi à la sauce zombie. Une fille morte et enterrée se réveille suite à un déversement d'un produit bio. Elle retourne chez elle (elle se rappelle vaguement...) et sa soeur surprise doit «dealer» avec le fait qu'elle est une morte vivante. Ce qui est particulier du film c'est que ce n'est pas une zombie typique: elle se rappelle des bouts de sa vraie vie, reconnaît sa soeur, n'est pas vraiment agressive mais plutot calme et silencieuse. Le film a une ambiance calme.

Bref, c'est une curiosité pour un fan de zombie, mais...aucune nécessité à voir pour les autres!




2. Pour l'amour de Dieu

Un bon film québécois, voilà. L'ambiance dans laquelle on se retrouve est celle des couvents et de l'abstinence sexuelle qui s'y retrouvait. Le film est très bien réussi, on s'y croirait. L'histoire est bien racontée, tout se tient debout. Je trouve que c'est un film à voir pour quiconque le sujet intéresse, vous ne serez pas déçus. Je ne veux pas trop en dire, mais moi j'ai adoré.

C'est une réalité que peu de personnes de mon âge (32) ont côtoyée, alors voilà l'occasion idéale d'y plonger; la réalisatrice y raconte une partie de sa vie je crois, alors elle sait de quoi elle parle.





3. Snatch

J'avais déjà vu ce film voilà longtemps et je n'avais pas aimé la première fois. Est-ce que deux recommandations et une deuxième écoute avec un ami plus tard ont changé mes impressions? Un peu, mais pas assez pour dire que j'aime vraiment ce film. J'ai apprécié plus la deuxième fois, mais il y a quelque chose dans ce film qui fait que je n'accroche pas assez.

Mais je dois dire que c'est vraiment personnel et que je recommande tout de même ce film à tous ceux que les histoires de crimes intéressent, car c'est un film réussi est original dont je comprends les marques de mérites. Brad Pitt y fait un rôle assez unique, juste pour ça c'est à voir. Le tout est intéressant, un film différent.


4. Tintin

Oui, je parle ici du nouveau film de Steven Spielberg et Peter Jackson.

J'ai envie de commencer par dire que le 3D, je ne suis plus capable. Au cinéma, j'avais hâte que le film finisse, plus capable du film lui-même et d'avoir ces lunettes qui noircissent la vue et qui finissent par donner mal à la tête. J'ai même essayé avec les jeux vidéos (PS3) et c'est la même chose. Y'a juste le 3D de la 3DS sans lunettes qui est clair et intéressant. Quand ce 3D va être rendu sur les écrans de maisons, là ça va être correct, je crois...

Alors, je disais que le film, j'étais écoeuré... ouf. Ce film est selon moi du Hollywood à son apogée et du Steven Spielberg à son plus typique. Mais étant donné que Peter Jackson y a contribué, ce n'est pas surprenant considérant ses super productions américaines récentes.

C'est une exploration superficielle du monde de Tintin, prétexte à des scènes d'action trépidantes et à un humour bien simpliste. C'est simple: le résultat est exactement ce à quoi on pouvait s'attendre de Hollywood qui reprend Tintin. Pas beaucoup de substance.

Pour quelqu'un qui aime ce genre par contre, ça va être une belle réussite. Les scènes d'action sont bien pensées, et il y a cette intrigue qui nous garde tout au long du film.

Un parfait divertissement familial hollywoodien. C'est tout.

lundi 9 janvier 2012

Vive Kim Jong-Un !!

Kim Jong-Il était bien connu pour «forcer» les Nord-Coréens à exercer le culte extrême de sa personnalité. Films, statues, fêtes, musées, etc. tout était mis en scène de sorte à ce que le «Grand-Leader» fasse parti du quotidien de tous les habitants du pays. Cela ne semble pas terminé, on a passé le flambeau au (supposé) fils de ce dernier, Kim Jong-un. Récemment, la télévision nord-coréenne a diffusé un «reportage» sur le nouveau Leader. Même si c'est impossible de comprendre ce qui est dit, on devine au ton et grâce aux images que nous avons affaire à tout un surhomme. On y voit ses nombreux talents dans une mise en scène des plus douteuses. Grace à la technologie, ce film est disponible sur Youtube.

Les moments marquants:
00:07:30 - tirs dans la cible
00:12:10 - tirs dans le tank
00:15:15 - compositeur de musique
00:26:10 - fait le «smat» dans une école militaire (parce qu'il a tout vu, tout vécu!)
00:33:35 - un des nombreux (mauvais) montages où on tente de le faire voir dans la même pièce que son «père» (un autre ici 00:35:53)
00:38:50 - manipule une souris avec beaucoup d'aisance (on voit d'ailleurs à 00:39:20 que tous semblent à l'aise avec un ordinateur)
00:42:45 -Il donne la main à son «père». On ressent une indifférence complète du «père» par rapport au «fils».
00:47:20 - ingénieur de manège de parc d'attraction

dimanche 1 janvier 2012

La nouvelle année en ciné

En ce premier jour de l'an, au diable les traditionnels bilans de fin de l'autre: voici une petite brise de films qui méritent d'être surveillés en ces premiers mois de 2012. J'invite Cousin et Cousine à agrémenter la liste en faisant leurs commentaires sur mes sélections ou en établissant leur propre palmarès. Quant à vous, chers cinéphiles, vous n'avez qu'à cliquer sur les titres pour voir la bande-annonce. Bon cinéma!

Carnage (France, comédie dramatique — Roman Polanski)

C'est la fameuse diatribe «L'Enfer, c'est les autres» de Jean-Paul Sartre qui nous vient à l'esprit quand on regarde la bande-annonce de Carnage, tiré de la pièce Le Dieu du carnage de Yasmina Reza et
dernier opus du controversé Roman Polanski. Malgré son thème simplet — deux couples se rencontrent en huis clos pour discuter d'une bagarre entre leurs enfants qui a mal tourné —, la présence des deux oscarisées Jodie Foster et Kate Winslet laisse espérer un long-métrage bien réalisé (lire: des répliques qui s'emboîtent, une caméra mobile et un scénario solide). Parce que 80 minutes en circuit fermé, ça peut devenir long.




The Iron Lady (Grande-Bretagne, drame biographique — Phyllida Loyd)

Un film anglais sur Margaret Thatcher? Le défi était aussi délicat qu'atomique. Seule femme à jamais devenir première ministre de Grande-Bretagne, celle que l'on a surnommée la «Dame de fer» a laissé un sillon controversé dans la politique anglaise et internationale. Intransigeante, entêtée, elle a mené la guerre aux Malouines en 1982 et lancé de grands travaux de libéralisation économique, qui lui ont valu de virulentes critiques. Chose intéressante, ce long-métrage biographique semble teinté d'humour et s'insinue jusque dans la vie privée de Thatcher. Et heureusement, Meryl Streep semble avoir relevé avec brio le défi d'incarner la grande dame.



A Dangerous Method (France, drame — David Cronenberg)

Puissant, ravageur. C'est ainsi que s'annonce ce film entre psychanalyse et pulsions réalisé par le Canadien David Cronenberg, basé sur l'histoire vraie de la relation entre deux éminents intellectuels, Carl Jung et Sigmund Freud. A Dangerous Method relate l'expérience menée sur une jeune patiente (Keira Knightley) à partir d'une psychanalyse élaborée par le duo de chercheurs. Classique dans sa forme, le film a toutefois un grand potentiel dérangeant: pulsions sexuelles, blessures psychologiques, tensions émotionnelles et professionnelles... À première vue, le casting de qualité (Viggo Mortensen, Vincent Cassel, Michael Fassbender) et le thème jusqu'ici rarement exploré de la psychanalyse promet un très puissant moment cinéma.



Extremely Loud and Incredibly Close (États-Unis, drame — Stephen Daldry)

Encore un film tiré d'un livre. Seulement, il s'agit cette fois d'une oeuvre de Jonathan Safran Foer, cet Américain fort brillant qui sait bâtir des mondes énigmatiques et imaginaires tout en restant cohérent. L'histoire: un petit garçon surdoué, très proche de son père qui partage ses délires et ses recherches, voit sa vie basculer quand ce seul complice meurt dans un attentat terroriste. Il se met dès lors dans la tête de trouver ce qu'ouvre une clé que lui a laissée son père en héritage, le tout afin de comprendre sa mort inexplicable. Sur fond des attentats du World Trade Center, en 2001, voici un retour inusité de Tom Hanks à l'écran, accompagné d'une fort sérieuse Sandra Bullock. Pas de doute, ce film nous tirera des larmes.


L'Or des autres (Canada, documentaire — Simon Plouffe)

L'exploitation d'une mine d'or à Malartic, en Abitibi, continue de soulever les passions. Dans ce documentaire québécois collé à la réalité, on revient sur l'installation d'Osisko dans ce petit village minier du nord du Québec, où la population rage de voir son patrimoine mis à terre dans un ballet de pelles mécaniques. La qualité de vie, disent-ils, est de l'histoire ancienne. Et les trous se creusent. Le documentaire, aux allures bien mornes mais en quelque sorte le reflet de la vie des Malarticois, revient sur les faits et sur le nécessaire dialogue (ou son absence). Avec le scandale du gaz de schiste, voilà de quoi réfléchir à propos d'un autre thème brûlant dans le Québec du Plan nord.



La Fille du puisatier (France, drame — Daniel Auteuil)

Tout un défi que s'est lancé Daniel Auteuil avec ce film de l'avant-Deuxième guerre mondiale, tiré de l'oeuvre de Marcel Pagnol et où il tient également la vedette. Puisatier à l'éducation sommaire, le père de la famille Mazel a plusieurs enfants dont une très jolie jeune fille, qui rencontre dans les champs le garçon d'une famille de riches. Une histoire d'amour commence qui sera bien courte, mais qui aura de graves conséquences sur l'avenir du puisatier — et sur celui de la belle. Bâti sur fond de guerre, ce drame à mes yeux historiques a un beau potentiel, mais j'ai un doute. Trop caricatural? Trop grandiloquent? Il n'y a qu'à voir Daniel Auteuil parler en campagnard... On verra.


Jodaeiye Nader az Simin (Iran, drame — Asghar Farhadi)


Rares sont les films qui nous viennent d'Asie centrale. Cette histoire de drame conjugal et de désordre familial tournée en Iran, en langue originale de surcroît, a de l'intérêt parce qu'elle nous ouvre une porte sur la culture et la réalité d'un pays quasi hermétique, dont on ne connaît souvent que des banalités ou ce qu'en disent les médias. Dans A Separation, on suit l'histoire de Nader et de sa femme Simin, qui veulent quitter le pays pour offrir une meilleure vie à leur fille unique. Mais comme le père de Nader est atteint d'Alzheimer, il refuse de quitter le pays et sa femme finit par demander le divorce. Le film est paraît-il un peu long, mais fascinant. Un mal pour un plus que bien?





Les États-Unis d'Afrique(Canada, documentaire — Yanick Létourneau)

Quelle bouffée de fraîcheur! C'est dans l'univers du hip-hop africain que nous plonge ce documentaire aux allures colorées, rythmé par les multiples pérégrinations de Didier Awadi dans une quarantaine de pays d'Afrique pour rendre hommage à ceux qui ont mis en musique leur idéal d'une Afrique unie et indépendante. Présenté en première mondiale aux dernières Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) parce que réalisé par un Canadien, Les États-Unis d'Afrique véhicule un «hip-hop de l'espoir», sur un continent où la musique continue de souder les gens. Inédit, original, on ne peut que se laisser tenter.


Polisse (France, drame — Maïwenn)

On en parle comme d'un film coup-de-poing. Comme d'un film solidement documenté, inspiré d'histoires véritables de la Brigade de protection des mineurs à Paris, hyper réaliste et dérangeant, qui nous pousse dans nos derniers retranchements. Comment les policiers peuvent-ils trouver un équilibre entre leur vie privée et le quotidien de leur travail, où le pire existe plus fort tous les jours? Récipiendaire du Prix du jury au dernier festival de Cannes, Polisse s'annonce sombre, déprimant, drainant — mais il me semble un regard essentiel sur la réalité trash, sur la vie imparfaite qu'on veut souvent gommer dans nos grandes villes de verres.



In Darkness (Pologne, drame — Agnieszka Holland)

On croit toujours avoir assez vu de films sur la Deuxième guerre mondiale, mais celui-ci mérite une attention particulière. In Darkness est polonais. Filmé en polonais. Avec des Polonais. Aborde les thèmes classiques du marché noir, de l'extermination des Juifs, de la folie nazie, mais aussi un détail jusqu'ici rarement exploité: les Polonais qui, dans les grandes villes de leur pays, ont utilisé les conduits d'égouts pour éviter les camps et sauver leur vie. On doit ce long-métrage à Agnieszka Holland, réalisatrice polonaise de premier plan. Fort intéressant.




Toutes nos envies (France, drame — Philippe Lioret)


J'ai eu des frissons. Le réalisateur de l'excellent Welcome (dont j'avais parlé ici) et du très bien Je vais bien ne t'en fais pas (ici), revient en force avec cette histoire de deux juges au tribunal de Lyon, dont la vie prend un cours sinueux à la fois triste et heureux. J'aime les films français qui se prennent au sérieux tout en abordant des thèmes sociaux brûlants — ici le surendettement — de même que ce qui vient vraiment nous chercher au cinéma: l'amitié, la famille, l'amour. Et une belle musique. Avec Vincent Lindon comme tête d'affiche et la très crédible Marie Gillain, ça promet.





Ça ne semble pas un chef-d'oeuvre, mais le cadre est beau comme tout — un petit port de pêche, en Normandie. C'est l'histoire d'Angèle, qui arrive comme un cheveu sur la soupe dans la vie de Tony, pêcheur sans histoire, pour oublier la sienne. Des cicatrices, de l'amour incertain, des hésitations, de l'espoir d'une vie meilleure sont au menu de ce premier film, timide paraît-il, d'Alix Delaporte. Même si Clotilde Hesme semble un peu coincée dans son rôle, l'histoire est intrigante. Surtout au vu de l'affiche du film.

mardi 27 décembre 2011

Le retour de Cousine

Un retour en force pour Cousine qui a, bien malgré elle, négligé le blog pendant les derniers mois. Oui, maintenant que ma scolarité est (presque) terminée, j'aurai maintenant plein de temps à consacrer à l'écoute de films et de documentaires!!!! Surtout que je me suis fixé un défi personnel pour l'année à venir: celui d'écouter TOUS les documentaires disponibles sur Netflix. Et c'est déjà commencé. Pourquoi? Parce qu'ils m'intéressent presque tous, et aussi, pour voir s'ils auront une influence sur ma perception des choses. Autrement dit, est-ce que j'aurai changé, dans un an, après toutes ces écoutes? Voici donc mes deux premiers documentaires de ce qui sera, je l'espère, une longue série (faut que je tienne le coup quoi!).



#1 - The Red Chapel

Un étrange film à propos d'une troupe de comédiens danois qui vont en Corée du Nord pour un "échange culturel". Même si j'ai tout de même apprécié ce film, je ne suis pas certaine d'avoir tout compris. Il y a plusieurs éléments qui portent à confusion. Premièrement, le motif même du voyage: ont-ils accepté ce voyage pour se foutre de la gueule des Nord-Coréens, pour les défier, ou par pur défi personnel? Ensuite, si certains éléments relèvent brillamment l'étrangeté du pays, d'autres semblent tout simplement douteux (pourquoi apporter un kit à pizza au four comme cadeau au Grand Leader...?). Bref, une étrange intrusion dans un pays étrange.



#2 - Food Inc


Vraiment un beau documentaire. Ça fesse!!! Mais on a le droit de savoir. En quelque sorte, le devoir de savoir. Personnellement, j'avais déjà l'impression que quelque chose clochait. Juste en allant chez St-Hubert par exemple, en voyant toutes ces carcasses de poulet y passer... en une seule soirée... dans un seul St-Hubert parmi des centaines... Ce film nous montre donc ce qui se passe avec cette carcasse AVANT son arrivée dans notre assiette. Mais ce que j'ai apprécié le plus c'est qu'on ne nous montre pas seulement une image négative, on nous démontre que les choses peuvent changer pour le mieux en insistant sur le fait que, en tant que consommateur, on peut faire la différence. Chapeau!! Car selon moi, le discours habituellement pessimiste des environnementalistes ne touche pas les gens. Ils n'ont pas besoin de se faire culpabiliser, mais plutôt d'être sensibilisés avec un grain de positif et d'espoir. Un défi pas toujours facile à relever. Cousin avait d'ailleurs apprécié ce film dans le passé.

mardi 20 décembre 2011

Pina Bausch en dose magistrale

Belle curiosité que ce documentaire allemand consacré à la défunte chorégraphe Pina Bausch, qui a donné son accord, peu avant sa mort en 2009, pour que soit réalisé cet hommage tout en grâce et en douceur sur quatre de ses oeuvres-phare. Une belle façon de se familiariser avec le monde souvent hermétique de la danse, mais aussi avec le travail du corps qui exige une maîtrise indéniable.

dimanche 11 décembre 2011

De retour sous les projecteurs

Oui, de retour car il y a bien longtemps que je n'ai pas fait mon devoir de cinéphile, ma foi — les écoutes étant rares ces temps-ci. Beaucoup de travail et d'insomnie plus tard, voici donc trois critiques de trois films fort différents, chacun trimballant un thème puissant qui laisse tout sauf indifférent — plutôt émue, pantoise et... lassée.

Monsieur Lazhar (Philippe Falardeau, 2011)

Ce n'est plus un secret pour personne, Monsieur Lazhar est un grand film. Un grand. De ceux qui vous transportent par leur scénario sans accroc, de ceux qui vous font rire et sourire et pleurer parce qu'ils ne sont que délicatesse. Cette histoire d'un professeur algérien qui remplace à pied levé une enseignante dans une école primaire de Montréal est d'un réalisme tel qu'on se prend à imaginer ce qu'aurait été notre propre enfance si une telle personne avait croisé notre route. Des dictées de Balzac, des discussions sur Alger et de beaux silences partagés, autant de petits détails qui charment et tissent la trame d'un long-métrage émouvant. Et que dire de l'interprétation des deux principaux jeunes, Alice et Simon? Ils sont parfaits. Sans fausse note. Vrais. Tout comme leur classe, les autres professeurs, les scènes de corridors et les batailles d'élèves. Avec Monsieur Lazhar (adapté de la pièce de théâtre d'Évelyne de la Chenelière), Philippe Falardeau réussit à nous parler de la mort, de l'immigration, de l'enfance, de l'éducation sans tomber dans les pièges faciles du genre, qu'on s'émerveille d'ailleurs de ne pas voir à l'écran. De quoi sortir du cinéma on ne peut plus ravi — et la larme à l'oeil.

The Illusionnist (Neil Burger, 2006)

Ce qu'on ne ferait pas pour l'amour. C'est ce qu'on se demande après avoir vu cet impressionnant long-métrage américain, basé sur l'amour d'un illusionniste pour une femme issue de l'aristocratie et en théorie inaccessible. Mais détrompez-vous, là n'est pas le principal attrait du film: car la grande qualité — ou le grand défaut, me direz-vous — de The Illusionnist est qu'il oscille sans arrêt entre réalité et imaginaire, usant d'une image magnifique, d'un solide scénario et d'une bonne reconstitution historique dans le Vienne du début du siècle. Le controversé illusionniste Eisenheim (Edward Norton, que Fight Club a rendu célèbre) donne des spectacles où se rendent les curieux et nigauds de la ville; mais ses techniques sèment le doute, effraient surtout. De quoi le rendre indésirable... À ses côtés on retrouve l'excellent Paul Giamatti en inspecteur (mon coup de coeur) de même que la douce Jessica Biel, qui transcendent ici le cliché que l'on prête souvent au cinéma hollywoodien. Les coups de théâtre nous tombent sur la tête sans qu'on les voie venir et les énigmes présentées par l'illusionniste sont si bien bâties qu'on se laisse prendre au jeu. Je ne suis pas friande des films dits d'amour, mais quand ils sont traités avec autant de mystère et d'imagination, laissant une place minime aux grandes démonstrations d'affection, je suis tout à fait preneuse. À voir: la fin laisse pantois.

The Tree (Bertuccelli, 2010)

Ils sont rares, mais ils existent: les films que je n'aime pas et qui m'ennuient au point de les arrêter en plein milieu. The Tree en fait malheureusement partie. Pourtant, ce n'est pas faute de bonne idée, puisque cette histoire d'une famille frappée par le deuil et dont l'arbre voisin de la maison symbolise le père parti trop vite aurait pu être puissante. Surtout que le jeu des enfants, plus crédible que celui de l'indifférente Charlotte Gainsbourg, donne une belle portée à leurs dialogues de grands. Mais le paysage australien se fait discret, la symbolique prend des proportions absurdes et le tout tourne en rond. Devient ridicule, même. Pour tout vous dire, j'avais le fou rire dans les scènes supposément dramatiques. Certaines critiques lui prêtent une «variation émouvante» sur le thème du deuil, mais à mon humble avis, quelque chose manque à The Tree pour en faire un tel éloge. Une étincelle, quoi.

Cadeau de Noël de Cousin

Je vous offre ici ma compilation ultime des musiques de Noël.

Je l'ai faite voilà un an ou deux et j'y ai réuni les meilleures versions que j'ai pu trouver des «tounes» de Noël que nous connaissons.

Mon but était que chaque chanson représente le plus possible l'authenticité et la magie de Noël par leur ambiance et leurs arrangements. Il y a donc des versions françaises, anglaises et des versions instrumentales. J'ai parfois mis plusieurs versions en une seule chanson; par exemple Mon beau sapin a trois segments différents, tout simplement parce que ça «fittait» et que c'était beau.

L'idée m'est venue parce que j'aime les musiques de Noël mais qu'il est pratiquement impossible de trouver un CD de Noël qui correspond à la vision que j'en ai. Il y a toujours des «tounes» ou des versions qui ne sont pas intéressantes du tout. J'ai eu beau faire des écoutes chez Archambault, je n'ai jamais trouvé ce CD ultime qui me convenait. Alors je l'ai fait moi-même! Et j'en suis pleinement satisfait et j'ai envie de le partager avec vous.

Précision: je n'ai pas "fait" la musique, ce sont des tounes que j'ai trouvé sur internet et que j'ai compilées.

Petit défi pour les cinéphiles: une des chansons vient de la bande sonore d'un film. Si vous le trouvez, bravo!

Voici le lien:

Compilation Noël

Vous devez appuyer sur le bouton bleu "download now" et attendre 90 secondes en choisissant l'option "slow download".

Enjoy!

dimanche 4 décembre 2011

Surprise inattentue

1. The Human Centipede II

C'est ça la surprise. Je dis ça parce que normalement, les suites, surtout d'un film qui n'était quand même pas un chef d'oeuvre, ne sont pas très bonnes. On a toujours ce gros doute qui se confirme 90 % du temps.

Pas ici. Au contraire, j'ai eu l'impression que le premier n'était que la première partie d'une oeuvre importante qu'il reste à terminer, avec le troisième qui va compléter la trilogie et qui, selon le réalisateur, sera le pire et... son préféré.

Le deuxième est selon moi une oeuvre majeure sur la scène de l'horreur. C'est traumatisant et troublant, mais justement, tellement réussi que c'est savoureux à souhait. Le premier film ne semble servir, et c'est son but, qu'à préparer le terrain pour «monsieur-madame-tout-le-monde» afin de poursuivre l'oeuvre de manière beaucoup plus intense — et différente — avec le deuxième. Et sachant que le troisième va supposément aller encore plus loin que le 2, j'ai trop hâte de voir ça.

Bref, si vous êtes amateur d'horreur, vous DEVEZ écouter ce film, mais il est impératif de voir le premier avant car il fait partie intégrante de l'histoire du deuxième. Je dois admettre, c'est plaisant d'écouter un vrai bon film d'horreur.


2. Stephen King: The Dark Half

Je poursuis ici mon «trip» avec ce film qui ne m'a pas beaucoup impressionné. L'expression «tiré par les cheveux» m'est passée par la tête en approchant de la fin du film. L'idée de base n'est pas mauvaise, mais je trouve que ça vire d'une manière, je sais pas quoi... j'ai perdu mon intéret petit à petit. On dirait que ça devient «typique» par rapport à l'idée de base. Et pour la fameuse ambiance, elle n'était pas non plus au rendez-vous ben ben.

Donc pour moi, c'est un des moins bon. Mais c'est sans doute plus personnel, alors je ne vous dirai pas de ne pas le voir s'il vous intrigue.

Ha oui, le film est adapté et réalisé par nul autre que Georges A. Romero! Celui qui a fait la légendaire série des Living Dead! Mais je constate ici que ce nom n'est pas un gage de réussite à tous coups (même son quatrième film de zombie avait pris un «drop» important).

3. Stephen King: Sleepwalkers

Ici, l'ambiance y était un peu plus, mais ce film recèle des longueurs et prend du temps à aboutir vers cette fin à laquelle on ne pouvait que s'attendre. Donc encore ici, je n'ai pas trop aimé. Je dirais que c'est un des plus typiques de SK — ça me rappelle Silver Bullet. On dirait un film d'horreur tout ce qu'il y a de plus basique.

Je n'ai pas plus de choses à en dire, c'est ça qui est ça!

dimanche 27 novembre 2011

Écoutes en vrac

1. 30 minutes or less

Un ami m'avait dit avoir vu aux nouvelles l'histoire d'un livreur de pizza à qui on avait mis une bombe afin de le forcer à faire un vol de banque. J'avais vraiment aimé l'histoire loufoque!

Le réalisateur de Zombieland a décidé de s'inspirer de cela pour son deuxième film! J'étais vraiment content d'apprendre ça.

Alors? C'est à voir au moins une fois car c'est quand même un film assez original dans son scénario. C'est moins bon en général que Zombieland, ça n'a pas la même énergie. Le film n'a pas pour mission de raconter l'histoire vraie qui est arrivée; c'est juste inspiré de cette histoire, donc ce n'est pas à but informatif. Mais ça donne un bon film en fin de compte, qui peut plaire à tout cinéphile je crois. À voir!

2. Mamma Mia!

J'ai un best of de ABBA que j'ai toujours bien aimé et j'ai su qu'une comédie musicale avait été faite à partir des musiques de ABBA. Alors sachant au départ que j'allais aimer la musique, je me lance afin de voir si enfin je vais aimer un film dans cette catégorie.

Alors oui! J'ai écouté au complet et j'ai apprécié au point de vouloir lui redonner une écoute. Je ne dirais pas avoir trouvé mon chef d'oeuvre de comédie musicale, mais je suis bien content de cette écoute car c'est une première fois que j'aime ce genre de film.

Bien sur, c'est à voir si on aime ABBA.


3. Stephen King: Dolores Claiborne

Il y a encore cette ambiance que je recherche alors ça va bien. Le film est assez mollo, mais pertinent. C'est l'histoire entre une fille et sa mère qui se retrouvent après bien longtemps sans s'être vues et qui règlent des histoires du passé...

Le tout est bon et fait réfléchir. C'est plus psychologique que ses autres films. Ce n'est pas très horreur ou suspense, c'est un genre hors du commun de ses films en général. Plus du genre «drame familial à la sauce Stephen King».

Un essentiel? Hmmm, je ne sais pas trop, mais à voir si ce que je vous dis pique votre curiosité. Car l'aspect psychologique est bien réussi. Je me sentais mal à la fin du film, donc quelque chose a fonctionné!

lundi 21 novembre 2011

La Piel Que Habito

La sortie d'un nouveau film d'Almodovar est toujours pour moi un évènement. Cette fois je me suis fait offrir d’assister à la première montréalaise du film. Quelle chance! Que dire du film? Que c'est du Almodovar à son meilleur! Je n'ai aucunement été déçue. Je dirais même que c'est parmi ses meilleurs longs-métrages. Je n'ai pas envie de vous parler de l'histoire car ça serait vous révéler des éléments de l'intrigue. La seule chose que je me permets de dire ici c'est qu'on y traite d'une version moderne d'un savant fou. De ce thème plus ou moins avoué découle plusieurs autres thèmes tous aussi tordus les uns que les autres. Un merveilleux moment de cinéma dominé par des acteurs au sommet de leur art!! Principalement en ce qui concerne Antonio Banderas, acteur qui n'a jamais attiré mon attention. Dans ce film il est tout simplement époustouflant. Gracias Pedro.